Le journal des culturés

Publié le par Devotional

Retour de Milan après la défaite du Milan AC contre Palerme. Au moins nous avons assisté à un excellent match, si cela peut atténuer la deception, c'est toujours cela de pris. Pas de Vie de ManuX comme annoncé ; nous n'avons pas même réussi à trouver le temps necessaire pour une video qui en vaille la peine le premier jour, et le second, les conditions météo m'ont empêché de tourner les scènes prévues. Restez connecté pour un prochain épisode. en tous les cas, l'animal entend bien lancé prochainement son propre blog, on va rire, et fort, les amis!

Journal des culturès, le mercredi, en format réduit en raison du manque de temps. Cela dit ce sont les vacances, profitons en bien ça ne durera pas!

Lorsque vous décidez de créer un groupe, la première difficulté est de trouver un nom qui accroche, original et éloquent, qui puisse vous définir. En 2006, et dans le contexte actuel, on peut s'étonner du choix de THE WHITEST BOY ALIVE. Surpris par le caractère potentiellement provocateur du pseudo, l'auditeur s'attend donc à une claque sonore, presque à du métal à la Rammstein, ou en tous les cas une sensation forte. au lieu de cela, c'est du rock pop folk gentillet et mesuré que nous sert l'imposteur, pas très loin de Belle and Sebastian. Policé et jamais novateur, Dreams est un album qui fait tout saut rêver. Certes loin d'être mauvais, mais surement pas suffisamment bon pour justifier 20 euros de perdus dans votre fnac la plus proche. Attendez les soldes et on verra ( 6/10 )

A tous les fans des années 80 et de musique gai, voire gay, je signale au passage que ERASURE propose à vos oreilles attentives quatre boites austères ( gris métallisé identique, rien de bien folichon dans la présentation ) intitulé les XBOX singles. Ces coffrets regroupent les 20 premiers singles du groupe et tous leurs maxis et b sides respectives. A coté des irritants Oh l'amour et autres Heavenly Action, vous y découvrirez les indispensables Stop! et sa flopée d'inédits b sides ou encore Chorus et ses nombreux mixes. A boire et à manger dans ces coffrets, et à noter que chaque CD ( 5 par boite ) n'est pas présenté dans un boitier plastique mais une simple pochette carton sans illustration. au final un piètre objet en soi mais un contenu assez interessant et parfois excellent. Pour une fois que le contenu est plus important que le contenant, c'est à un groupe tout en strass et paillettes qu'il faut dire merci! Attention cependant au prix, mettre près de 90 euros pour tous ces singles ne sera pas à la portée du premier pékin venu. Pour fans aguérris, donc. Pas de note.

Pour en finir je signale la sortie d'un album complétement inattendu oeuvre d'un groupe plus que confidentiel. The green armchair, d'Agoria, est un ouvrage techno de premier abord assez froid, voire robotique, qui s'ouvre petit à petit à des tonalités plus chaudes et insuffle un peu d'âme à une musique minimaliste. Derrière ce nom etrange ce cache en fait Sebastien Devaud, un Dj français des plus cosmopolites. Entourés d'artistes affirmés comme Princess superstar ou Neneh Cherry, le sieur Devaud a réussi à se démarquer de la concurrence par un album qui sort vraiment des conventions et de la routine electro classique, de l'héritage lourdingue des Daft Punk au besoin pressant de faire très french touch. Bref un ovni sonore bien à part, perdu entre Kraftwerk et Massive Attack, une vraie surprise sympathique ( 7/10 )

Enfin place à l'angle des comics. Cette semaine nous nous arrêtons un instant sur la chronique du dernier IronMan, toujours sans série régulière, et avant la sortie du graphic novel qui redéfinit le personnage en novembre.

Marvel Mega -

    Tony Stark cherche un moyen de libérer le Laser Vivant, alors que deux vilains complotent pour mettre une fois pour toute sa carrière de super héros au placard. Avec l’aide d’une psychologue, Tony espère ainsi venir en aide à l’un de ses ennemis, alors que lui-même aurait bien besoin d’une petite séance sur le canapé. Mal dans sa peau, le créateur d’Iron Man, qui tente tant bien que mal de faire croire à tout le monde qu’il a décroché et qu’il ne porte plus l’armure, ne sait plus où il en est.

    Si le récit, humainement parlant, est intéressant, dédoublant presque la personnalité de Stark d’avec celle d'ion Man, il en est autrement du côté super héroïque, et je ne parle pas de l’aspect graphique de l’ensemble. On ressent ainsi très bien, au fil des pages, la psyché de Stark s’effilocher, son ras-le-bol général, mais on regrettera que l’auteur n’aille pas jusqu’au bout de son déclin moral. Tout s’arrange finalement un peu vite. En même temps, il s’agit d’une mini série et il faut que tout rentre dans l’ordre dans le dernier épisode. Mais cela n’en reste pas moins frustrant.

    Pour ce qui est désir Man, rien de vraiment intéressant ; il joue de ses répulsifs, son armure se répare comme d’habitude d’elle-même, et il se prend une belle raclée avant de venir rapidement à bout de ses ennemis. Cela me rappellerait presque les vieux épisodes divx-Or (oui, désolé pour cette petite piqûre de nostalgie) dans lesquels il se battait comme un beau diable avant de décider de sortir son épée et de couper le vilain pas beau en deux en l’espace d’une seconde.

    Pour ce qui est des dessins, j’ai fait des efforts, mais je ne suis jamais parvenu à vraiment accrocher. Irving a son propre style, ce qui est déjà très bien, mais le dessin est généralement trop dépouillé ; peu de décors, beaucoup de visages à peine esquissés voire grossiers. Dommage.

    Une mini série au prix très intéressant, qui nous permet de renouer avec Iron Man avant le Graphic Novel du mois prochain – pour un récit qui se déroule avant ces épisodes... –, bien traitée, mais qui aurait pu être bien mieux.

 

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Devotionall 25/10/2006 22:33

Oui bien sur, je sais. Même si ce n'est pas la première fois que le sieur Stark touche le fond. Je me rapelle les années 80 quand il dormait dans un carton et picolait du petit vin... Cela dit la question est : comment Marvel va pouvoir aborder l'après Civil War, car cette fois, je vois pas comment revenir en arrière sans perdre 90% des lecteurs qui se sentiraient pris pour des poires. Cela dit c'est vrai qu'une bonne série régulière d'Iron Man, ça manque un peu. Le pauvre a fini sa carrière en France dans deux marvel monster, triste declin.

Geo 25/10/2006 21:07

Si tu veux assister au " déclin moral " de Tony Stark, Civil Wars va te combler ...