Superman returns : En voilà une nouvelle...

Publié le par Devotionall

Superman Returns.

Christopher Lee et sa chaise roulante nous ont quitté, mais pas Superman, qui revient plus beau et plus fort pour la enième fois, sous les traits d'un ersatz de Christian Bale, son sosie inconnu, Brandon Rough, et la direction de Brian Xmen Singer. Après Batman, DC comics croise les doigts et le fer avec le colosse Marvel. Le graal ultime? Des milliard de dollars en produits dérivés.

Le problème avec Superman, c'est qu'il en est par trop "super". Que peut il bien arriver de palpitant, quels challenges à la hauteur peuvent bien être proposés à un type qui soulève plusieurs tonnes avec un doigt, vole à la vitesse de la lumière, est pratiquement invulnérable et invincible, hormi se prendre un cristal de kryptonite dans les dents, ce metal extraterreste auquel il est sensible. Ainsi, pris d'une imagination débordante, c'est encore cette voie que Singer a choisi d'entreprendre, et d'opposer à Supergus Lex Luthor, le sosie d'Adriano Galliani comme antagoniste malveillant. L'histoire tourne un peu à vide, il convient de l'admettre. A une époque où tout est fait de nuance et où le bien et le mal s'entrecroisent à chaque seconde, la bienveillance de Superman et son caractère boy scout en sont insupportables, son manicheisme aussi léger qu'un baba au fraise sur coulis de sirop et de chantilly. Singer tente de rendre le propose léger par de nombreuses touches d'humoir, de ci delà, mais ne résout pas le grand dilemme séculaire : Mais comment se fait il que juste en enlevant sa paire de lunettes, le maladroit journaliste Clark Kent peut se transformer en toute quiètude en Superman, sans que personne ne parvienne à l'identifier, pas même Loïs Lane, sa collègue de bureau, la seule terrienne à pouvoir se targuer de s'être faite super tringlé par un super étalon extraterrestre ( encore que lorsqu'on voit le fils du couple, dans ce film, plus proche de la caricature du jeune ado des années 80, type "Huit ça suffit", on pense que Superman n'est pas non plus un super reproducteur ). Le costume ferait il le moine? En définitive, même les effets spéciaux sont peu convaincants, sauf si vous réussissez à ne pas penser à une action figure lorsque Superman porte une masse de plusieurs tonnes sur les épaules. La scène de l'avion en chute libre retenu par Superman semble sortir tout droit de la chambre du fils de Singer, 11 ans, ce qui aura permis au grand studios hollywoodiens d'économiser quelques euros.

A ce jour, une suite est déjà planifiée. Superman, the re-returns? Superman, The coming back, ou tout simplement, Superman, The foutage de gueule? Dur de se passioner pour un hèros sans peur et sans reproche, mais surtout sans adversaire potentiel. A moins de lui demander de distribuer des tracts FN dans le quartier de l'Arianne, comment mettre en difficulté ce vaillant défenseur de l'Amérique telle qu'elle s'est souvent rêvée, championne des libertés, maitresse des bons sentiments, phare du monde civilisé. Après ce film, le visionnage de Fight Club s'impose, juste pour faciliter le retour à la réalité. Superman Returns, aussi crédible et pertinent que le look du héros de Krypton, cape au vent et slip moule burne. Superman aurait été pincé au Virgin Megastore avec des albums d'Erasure et de George Michael, mais chut, ce n'est que du gossip....

Le S c'est pour Superman, bien sur, pas pour Saucisson.

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devotionall 27/07/2006 17:34

Petite erreur rectifiée, c'est cela la hâte... Quand à La vie de Manux, elle se telecharge sans le moindre logiciel, c'est juste que le fichier est hebergé par Megaupload, format divx tout simple.

Ange 27/07/2006 16:39

Il n'y aurait pas une tite erreur. Christian Bale n'a jamais incarné Superman mais Batman. Rendons a César... American psycho est un film culte c'est sur.
PS: Faut telecharger un logiciel pour lire la vie de Manu. Je sais ça se merite...