COCO AVANT CHANEL (D'Anne Fontaine)

Publié le par DEVOTIONALL

***   GRAND ECRAN   ***

COCO AVANT CHANNEL (D'Anne Fontaine)



COCO, avant Chanel. Parce qu’avant la créatrice, la référence de la mode qu’elle fut, il y eut la femme, et son parcours atypique jusque les portes de la gloire. A supposer que ça puisse intéresser vraiment autant de monde que ça ( moi je ne suis là qu’en curieux toujours prêt à dénigrer pour le blog ; il parait que les lecteurs aiment ça ) que retirer de ce film d’Anne Fontaine, qui donne le beau rôle à Audrey Tautou, finalement assez inspiré et convaincante, pour une biopic « pré success story » qui s’achève quand vraiment l’ère des défilés peut commencer? Je me suis quand même bien ennuyé, avec cette histoire de femme qui œuvre pour l’émancipation de la femme, qui n’aime finalement pas les hommes ( elle pouvait devenir lesbienne, après tout, ça nous évitait bien des problèmes ) et qui possède un fond arriviste, et pas des moindres ! D’ailleurs elle jette son dévolue sur un riche compiégnois interprété par Benoît Poelvoorde qui n’a pas eu peur de l’opprobre public en jouant en culotte de cheval, dans un rôle assez kitsch. Mais on a beau dire, on a beau faire, même quand l’intrigue se fait triangle amoureux avec la rencontre de l’amour ( ouf on est sauvé, un film français qui ne donnerait pas dans le mièvre des sentiments, ça serait bien suspect tout de même ) et d’Alessandro Nivola, on se surprend à bailler, et à se dire que finalement, la Coco avant Chanel, ce n’est qu’une histoire à la Maupassant sur fond de robes, tissus, et autres aménités cruciales qui raviront le public féminin et ennuieront les autres ( qui pourront se consoler en pensant à la fin du championnat et les prochaines demi-finales de Champions League. Car oui, les deux sexes ont des priorités différentes ). Pour info, Jean Kounen devrait bientôt livrer lui aussi un film sur Chanel, cette fois centré sur la période faste, gloire et paillettes. Oui oui, c’est bien le même Kounen auteur de méfaits envers le cinéphile comme l’indigeste fable mystico western, Blueberry, ou l’horripilant et décousu 99F, issu du torchon de la tête à claques Beigbeder. Coco Chanel quand tu nous tiens… (5/10)

Publié dans AU CINE CE SOIR

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