DEPECHE MODE STORY : Violator

Publié le par DEVOTIONALL

DEPECHE MODE STORY Part 9 : Violator (1989)




Pour l’épisode de cette semaine, je ne vais pas vous le cacher, j’avais déjà abordé ce disque, alors je vous fais le coup du papier-coller, avec quelques ajouts pour votre culture générale. Merci qui ?

Nous sommes au crépuscule des années 80, à l'aube des 90's. L'époque glamour péroxydée, baignée d'insouciance, s'est éteinte de mort naturelle, et la musique dite new-wave est en passe d'entrer au musée des ringardises, remplacée par un son plus lourd, un rock intransigeant, et une musique electro house plus rigoureuse. Depeche Mode a atteint ( pense t'on ) son zénith à l'issue d'une tournée marathon, à l'été 88, immortalisée sur vidéo sous le titre éloquent de 101, le nombre final de concerts donné cette année là. Un stade mythique, le Rose Bowl de Passadena, plein comme un oeuf; la gloire, quoi! Les autres poids lourds du genre, de Softcell à Simple Minds, tirent la langue ou sont déjà disparus. Quel avenir pour les groupes à synthés, alors ? Quel avenir pour Gore et consorts ?

Fin 1989, la bande de Martin Gore provoque l'émeute aux States, en annonçant son nouveau travail : VIOLATOR, titre ironique choisi pour se comparer aux productions hard-rocks américaines. Les guitares, bien que saturées et retravaillées, fusionnent avec un son électronique léché et propre au groupe de Basildon, qui accouche ainsi du premier grand crossover, de la première hybridation parfaite de la décennie, entre ces deux genres. L'album s'ouvre avec « World in my eyes », hymne joué complétement au clavier, glacial et imparable. Puis déroule avec facilité une série incroyable de hits et de morceaux stupéfiants.

Sur Violator, on trouve deux single historiques : « Personal Jesus » et son riff de guitare entré droit dans la légende de la musique, et « Enjoy the silence », qui va devenir la marque de fabrique du groupe, et finir single de l'année en Grande Bretagne, voire dans le monde. « Halo » est une angoissante plongée dans ce que le groupe fait de mieux avec l'electro, « Waiting for the night » une comptine délicieuse qui recèle des trésors d'inventivité et de maitrise. Amusant ce "Clean " qui conclut le disque quand on connait l'évolution de l'adiction de Dave Gahan à toutes sortes de substances illicites, à l'époque. Pas de temps morts sur Violator, rien que la perfection, de la première à la dernière seconde. Probablement le meilleur album de pop electro de l'histoire, jamais égalé, toujours aussi indispensable et intemporel. Un chef d'oeuvre total. Citons au passage le grand boulot de production de Flood, et les remixes avisés, et autres conseils, de François Kevorkian, qui ont grandement contribué à forger le son de ce disque. Qui bénéficie également (last but not the least) d’une imagerie efficace et inoubliable, avec cette rose rouge sur fond noire, autre trait de génie du sieur Anton Corbijn, l’homme qui crédibilisa visuellement Depeche Mode. (9/10)

Publié dans MUSIC

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Pouet 02/02/2010 16:18


Très bonne critique du meilleur album de Depeche Mode.