ROYKSOPP : Junior

Publié le par DEVOTIONALL

CD OF THE WEEK

Chaque lundi, l'album le plus attendu de la semaine, ou le meilleur, c'est au choix. A vingt euros le cd, autant savoir ce qui vous attend...

ROYKSOPP : Junior



Tout là haut en Europe, la Scandinavie, et sa scène electro pop. Seule contre la perfide Albion, et ses groupes à guitares, sa scène indie, sa tradition éprouvée, elle qui est encore aujourd’hui le berceau de la plupart des grands groupes de demain. La haut parmi les glaciers, les idées sont effervescentes, et on a du répondant. Un des groupes qui semblait en mesure, il y a quelques temps, d’exploser véritablement, s’appelait ROYKSOPP. Il faut dire que le premier album fut une petite merveille qui épousait bien l’air du temps, avec son single imparable et entêtant (« Poor Leno ») suivi d’une présence fixe dans les spots tv, qui ont vite adopté le duo norvégien comme ils le firent avec Moby. Et puis plus grand-chose, ou en tous les cas, plus grand-chose de vraiment excitant. C’est pourquoi ce JUNIOR, troisième disque, était attendu avec une certaine impatience. Un peu moins tarabiscoté et plus ouvertement pop que techno, il nous offre voix féminines douceureuses, hymnes electro sans complexes, et une teinte mélancolique pas désagréable du tout. On y surprend aussi des violons et des basses surpuissantes, et un petit tube en puissance, le déjà répandu sur le net ( et diffusé sur la radio du samedi ) « Happy up here ». « The girl and the robot » déroule sur une rythmique qui emprunte beaucoup au « Blue Monday » de New Order, alors que « Vision one » rappelle vaguement Air, si les versaillais venais à être frappés de schizophrénie. « This must be it » lorgne plutôt du coté de l’Eurodance, sans jamais laissé un souvenir impérissable, et pour cause… Groove lent, violons menaçants et élégiaques, c’est ensuite « Royksopp forever » qui force l’adhésion, avec son architecture baroque et un peu prétentieuse, mais percutante. Mais la suite du disque est plus plate, plus anonyme. On apprécie le coté éclectique, l’envie de toucher à un peu tout et de varier les plaisirs, mais on attend en vain une autre perle qui viendrait nous emporter ( « True to life », très brouillon, « Silver Cruiser », lent et insipide ). Royksopp nous laisse un peu sur notre faim, avec de belles promesses de menus fantasmagoriques, mais on se rend compte au final que le dessert et la boisson n’étaient pas compris dans le prix, et du coup, forcément, ça laisse comme un arrière goût d’inachevé… (6,5/10)

Publié dans MUSIC

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