Jeudi 8 janvier 2009

***   GRAND ECRAN   ***

LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA (de Scott Derrickson)



Remake d'un vieux film SF de 1951, LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA nous offre sur un plateau un joli préchi précha sur l'environnement et sur la coupable indolence du genre humain, qui poursuit la destruction systématique de sa planète, sans se soucier du lendemain. Méchants terriens, qui finiront bien par être puni, tôt ou tard. Et c'est Klaatu qui va s'en charger. Klaatu est un être extra-terrestre d’apparence humaine dont l’arrivée sur notre planète provoque de spectaculaires bouleversements. Tandis que les gouvernements et les scientifiques tentent désespérément de percer son mystère, une femme et son beau-fils parviennent à nouer un contact avec lui et à comprendre le sens de sa mission: sauver la Terre avec... ou sans les Humains, de préférence sans. Mais comme nous sommes à Holywood, c'est dans l'adversité que le genre humain trouve de nouvelles ressources, et s'avère capable de changer. Klaatu va t'il verser une petite larme?

Keanu Reeves est l'extra terrestre de service dans ce film assez mièvre. Il est très à l'aise car on lui a confié un rôle sur mesure : celui de l'être totalement inexpressif et monothématique, le seul qu'il puisse porter à l'écran sans que le public se rende compte combien il est finalement mauvais. Dès l'instant où le vaisseau de Klaatu se pose avec pertes et fracas en plein New-York ( il a bien sur choisi le bon endroit pour attérir, pas bêtes ces aliens ), on sent la grosse contrefaçon à plein nez : L'armée tire d’abord, on réfléchit ensuite, et puis on transporte la victime à l’hôpital, où d’une masse gélatineuse, le chirurgien sort un grand gaillard qui parle anglais. Nous sommes loins des bonhommes disséqués chèrs à Jacques Pradel. L'être cosmique est philosophe à ses heures perdues. Ecoutez plutôt : "Si la Terre meurt, vous mourez. Si vous mourez, la Terre survit." Imparable. Pour l'aider face aux méchants militaires, il se trouve une Jennifer Connelly tout aussi jolie qu'inexpressive elle aussi, et un insupportable gamin si jeune mais déjà reactionnaire, qu'on aurait envie de giffler à la première occasion. A la sortie de la salle, le bilan est impitoyable : on ne se souviendra de rien: ni de la traditionnelle débauche d’effets spéciaux, ni du manichéisme du scénario, ni du sentimentalisme dégoulinant, ni des acteurs qui jouent comme des robots. Si après ça vous y allez quand même, ça restera votre affaire. (4/10)

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