MUSEE HAUT MUSEE BAS (De J.P.Ribes)

Publié le par DEVOTIONALL

***   GRAND ECRAN   ***

MUSEE HAUT, MUSEE BAS ( De Jean Pierre Ribes )


Tiens, j’ai vu l’autre soir Balasko sur le plateau de France 2, vanter son dernier film en tant qu’actrice, MUSEE HAUT, MUSEE BAS. Comme souvent, la grande classe : T-shirt orange informe et à vomir, poids de forme supérieur au quintal et vocabulaire châtié digne d’une loubarde de quartier; heureusement qu’à coté Dussollier rachetait la scène par son coté presque intellectuel. Mais qu'en est-il de ce film, sur les musées et censé être drôle ? Si, si je vous jure, censé être drôle…

Un conservateur terrorisé par les plantes vertes, une mère plastifiée pour être exposée, un ballet de Saintes Vierges, des gardiens épuisés par Rodin, un ministre perdu dans une exposition de sexes, une voiture disparue au parking Rembrandt, des provinciaux amoureux des Impressionnistes, touristes galopins galopant d'une salle à l'autre, passager clandestin dans l'art premier, Picasso, Gauguin, Warhol, ils sont tous là dans ce petit monde qui ressemble au grand, dans ce musée pas si imaginaire que ça, valsant la comédie humaine jusqu'au burlesque. Et à l'ennui et le regret, celui du spectateur soudain allégé d'un petit pécule ( le cinéma coûte cher, je vous l'ai déjà dit? ) pour un si gros navet.

Vous voulez un film décousu, plein de bons mots juste dignes des carambars parfum fraise, un pot pourri navrant comme Jean Pierre Ribes sait en composer trop souvent ? Alors courez dans vos cinémas, vous n’allez pas être déçus du voyage… Ici on voudrait porter un autre regard sur les rats de musée, un regard impertinent et sarcastique. Sauf que c’est raté, plein de clichés, du snobinard intello au beauf complet, les portraits sont grossiers et taillés à la hache. Ribes semble reprendre son schéma des « brèves de comptoir » pour les reproposer dans un contexte artistique : ça fuse dans tous les sens sans jamais faire mouche, c’est agaçant et follement chiant. Les textes sont du lourd verbiage, récités sans grande conviction par une pléthore d’acteurs réunis ici au petit bonheur la chance, où plutôt la malchance, celle du spectateur. Une longue série de « guest stars » qui brille quelques courtes minutes avant le retour à la case départ, c'est-à-dire la banque et un cachet grassouillet, pour quelques menues sottises débitées. Ribes a surement une partie de son subconscient encore en état de fonctionner, puisqu’il fait disparaître son musée sous les eaux, durant ce film. Une parabole juste et à propos pour définir ce Musée haut, musée bas, qu’il serait possible de titrer plus justement « Musée bas, mais alors vraiment très bas », sans que personne n’ait à y redire. Vous avez vraiment une petite dizaine d’euros à gâcher, vous ? (4/10)

Publié dans AU CINE CE SOIR

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dasola 29/12/2008 12:01

Bonjour, 4/10, c'est gentil. Ce film (adaptation d'une pièce), c'est du grand n'importe quoi et pourtant le nombre d'acteurs connus qui y jouent un rôle est impressionnant). Bonne journée.