OASIS : Dig out your soul

Publié le par DEVOTIONALL

CD OF THE WEEK

Chaque lundi, l'album le plus attendu de la semaine, ou le meilleur, c'est au choix. A vingt euros le cd, autant savoir ce qui vous attend...

OASIS : Dig out your soul


OASIS, les mecs. On parle quand même du plus grand groupe de rock de tous les temps, de ces musiciens maudits qui feraient passer les Beattles pour une simple fanfare de carnaval et les irlandais de U2 pour des animateurs de mariages et communions. La qualité supérieure, c’est sur et reconnu, avec des dizaines de tubes interplanétaires, et des albums tous excellents, directement entrés au panthéon cosmique de ce qui se fait de mieux dans le genre. Bien sur, cette opinion est très partiale, et hormis dans le cerveau décati des frères Gallagher, je ne pense pas qu’il vienne encore à l’esprit d’une seule personne saine d’oreille d’envisager une telle hypothèse. Pourtant, ils avaient commencé bien fort, les mancuniens, capables de fédérer des foules entières derrière ce que les anglais savent faire à merveille : écrire des anthems, des hymnes à balancer au public toutes guitares et refrains dehors, pour faire chanter un stade debout jusqu’à l’aube. Mais à force de ressasser les mêmes choses, sans plus trop forcément y croire ( la coke à très forte doses n’a jamais vraiment aidé en ce sens ) OASIS s’est noyé dans son égo et une épaisse couche d’auto parodie. Comme on dirait chez les socialistes et pour les fonctionnaires, il aurait fallu dégraisser le mammouth, faute de quoi la pauvre bête était destiner à bien souffrir…

Mais Oasis n’est pas mort pour autant. Sorti ces jours ci, voici venir le nouveau Cd « Dig out your soul », qui poursuit cette recherche désespérée de la grandeur d’antan ( 1997, Definitly Maybe ou Morning Glory ) sans jamais y parvenir. Pourtant ici, nous avons à la base des compositions un retour à ce rock incisif et saillant qui fit les heures de gloire d’Oasis, introduit par un trip acid rock du nom de « Bag it up » ou un single bille en tête qui fait mouche assez rapidement ( « The shock of the lightning » ). On retrouve aussi les influences Beatlesiennes un peu partout sur le disque, du fameux « Dear prudence » évoqué par  « The turning » aux sitars de « To be where there’s life ». En fait, il faut en convenir, au regard de la platitude des albums précédents, ce nouveau Oasis relève la tête et offre diverses preuves que les Gallagher sont toujours capables de relever la tête et de donner un sens à leur incroyable conviction d’être encore un groupe qui compte, et combien ! Oasis a un héritage lourd à porter qui plombe ses œuvres plus récentes, et un manque d’ambition ( de talent ? ) qui les empêche de tourner la page, pour faire évoluer leur musique, vers quelque chose d’inattendu, voire trop attendu. Mais tous ceux qui les croyaient déjà inanimés dans le cimetière des éléphants du rock pourront s’y rendre pour s’en assurer : les dépouilles de ces fripouilles ne sont pas encore au fond de la tombe, et elles sont reparties pour un tour ! Sans que l’on sache si elles pourront encore aller bien loin, cela est vrai. (6,5/10)

 
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