TRAVIS : Ode to J.Smith

Publié le par DEVOTIONALL

                                               CD OF THE WEEK

Chaque lundi, l'album le plus attendu de la semaine, ou le meilleur, c'est au choix. A vingt euros le cd, autant savoir ce qui vous attend...


TRAVIS : Ode to J. Smith



TRAVIS
revient avec un sixième album qui se veut le plus rock, le plus « sur le fil » de leur discographie. Après dix ans de carrière, des fans à travers le monde, et des excursions entre la pop la plus insouciante et le rock plus léché et engagé, l’heure est peut être venue de se décider, et de grandir ultérieurement. De fait, ce disque est le premier a avoir été écrit sur une guitare électrique, en seulement deux semaines, comme le disent les rumeurs. ODE TO J.SMITH s’ouvre avec un titre rugueux où Fran Healy peut chanter à la Kurt Cobain, un « Chinese blues » qui est ce que Travis a fait de plus proche de Nirvana ( la comparaison vous fait sourire ? ). Les temps forts sont d’entrée le single « Broken mirror » tout en mid tempo et en complainte, et « something anything », rythmé et puissant, que ne renieraient certainement pas les frères Gallagher. « J.Smith » a des relents de Manic Street preachers première mouture, l’époque la plus roots du combo gallois. « Quite free » est plus léger et mélodique, et conserve les traces les plus évidentes des précédents Travis.

Le groupe avait parlé, en période de pré promotion, de l’urgence de faire sortir l’élan créatif. On sentait Travis bien décidé à accomplir un pas en avant dans l’échelle du son, on sentait cette envie de troquer le costume de formation inoffensive et trop gentille pour trouver une nouvelle crédibilité dans la sueur et la crasse, pourquoi pas. J.Smith, quand à lui, serait juste à interpréter comme un individu anonyme, un des inconnus à l’existence prosaïque, à qui Travis s’adresse et propose une dizaine de titres comme premier viatique vers le monde de la rébellion. Avec comme hymne phare, peut être, le réussi « Song to self », qui conjugue assez bien la montée en puissance du groupe avec cet esprit et ce désir de poivrer le menu. Un titre qui est proche, cette fois, du U2 milieu des années 80. « Before you were young », qui vient clore le disque, est par contre la note la plus mièvre, une chanson qui cherche son rythme et sa voie pour échouer dans une parodie ratée de Coldplay. C’est au final un album assez plaisant que cette « Ode », et qui vient nous régaler à l’heure où la Brit pop sort à nouveau les griffes et refuse le cimetière des éléphnats ; ce sera ensuite à Oasis de jouer ( la semaine prochaine ) suivi de New Order ( des rééditions ) et The Cure le 13 octobre. Bref ne manquez pas non plus les prochains épisodes, même heure même jour même adresse, soyez fidèles ! (6,5/10)



www.travisonline.com/

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elo 05/10/2008 21:42

Cet album est formidable. Un des plus abouti de ce groupe pour moi... Je le trouve à la fois très concis et libérateur, le fin songwriting de Fran Healy est très bien exploité dans chaque chanson... les guitares se montrent à la fois lourdes et puissantes sur Chinese Blues, le single Something Anything et J. Smith et deviennent plus délicates sur des titres aux mélodies oniriques comme Broken Mirror, Last Words ou encore le fantastique Friends qui tend à rappeler un bon vieux rock des années 1970 à façon 'Gimme Shelter' des Stones. Une réussite. 

Tommawack 30/09/2008 19:25

Bien d'accord avec toi globalement ! (thanks 4 the link)