EURO 2008 : BILAN

Publié le par DEVOTIONALL

C'est donc l'Espagne qui a remporté cet Euro 2008. Victoire globalement méritée, même si le jeu des ibériques n'a rien de transcendental ou de révolutionnaire. Il faut dire que cette édition, finalement mouvementée et plaisante à voir, n'a pas vraiment proposée de figure dominante. Tout juste sommes nous restés impressionés au premier tour par la fraîcheur hollandaise et le jeu croate ou portugais, toutes trois éliminées à la première rencontre de vérité, en quart de finale. Les espagnols ont su marquer leur territoire dès l'ouverture contre les russes ( autre épiphénomène de passage, vite encensé vite oublié ) pour ensuite conserver suffisament de volonté de jouer et de dominer les débats pour décrocher la coupe. La seule équipe qui a vraiment mis en difficulté le bloc rouge aura donc été la squadra azzurra, qui n'a succombé qu'à la lotterie des tirs au buts. L'Italie, justement. Le parcours des hommes de Donadoni est finalement modeste, mais loin d'être mauvais comme cela semblait il y a encore une semaine. L'impression est que si elle passait les quarts aux tirs au but, elle serait allé au bout. L'Allemagne reste une machine prête à faire la guerre physiquement, mais qui souffre d'un cruel manque d'inspiration quand elle doit faire le jeu et y mettre de la fantaisie. Domenech a réussi à lui seul à faire couler à pic une équipe de France, qui correctement coachée et motivée, pouvait légitimement ambitionner le titre ( Mexes et Trézeguet à la maison, pour Boumsong et Gomis, on a décapité des rois pour moi que cela...). L'affreux Raymond s'en remettra vite, bientôt les photos du mariage royal dans Paris Match? Bref, l'Espagne a gagné par inertie, et aussi parce qu'elle avait ce minimum d'envie et de capacité d'aller de l'avant, que d'autres ont oublié. La tapette en chef, Ronaldo, n'a pas suffit pour hisser les portugais au niveau des grands. Il reste champion du monde des passements de jambe dans le vide, mais encore incapable de porter son équipe à lui seul. Les suisses à la maison ont été ridicules, les autrichiens aussi avec l'atténuante d'avoir une formation techniquement fort modeste, à peine digne de la L2. Encore un Euro de fini donc, rendez-vous dans deux ans pour le Mondial en Afrique du Sud ( ou ailleurs si les problèmes de sécurité s'enveniment ) et en septembre pour la saison de Serie A italienne, que vous pourrez suivre en long et en large sur ce site. Pour ma part je suis en vacances ce soir, pour deux mois. A défaut d'être richement payé par notre bon ministère de l'Education nationnale, j'ai au moins le temps libre necessaire pour me faire dorer au soleil.

 
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