SAGAN ( de Diane Kurys )

Publié le par DEVOTIONALL

J’aurais bien du mal à vous parler de manière approfondie de Françoise Sagan. Principalement car je n’ai jamais lu en entier un seul de ses livres, ce qui ne fait pas de moi la référence en la matière. Je n’accroche pas trop à son écriture ni à ses thématiques, son œuvre ne m’a jamais vraiment semblé captivante et j’ai toujours laissé couler. Aujourd’hui il y a un film sur les écrans, qui retrace la vie de la sulfureuse écrivaine aux mœurs libre, surtout pour l’époque. J’ai toujours eu du mal avec ces artistes dont le style de vie est aussi une bonne raison promotionnelle de vendre leur production ( leur marchandise ? ) au grand public qui en redemande. Certes ce n’est pas nouveau, même les grands siècles des classiques ont eu leurs icônes, mais au XX° siècle, le phénomène va en grandissant, jusqu’à en devenir presque incontournable. J’exècre tous ces portraits complaisants en première page, ces auteurs bouffis d’orgueil qui trônent dans des poses improbables sur le joli papier glacé de leurs romans et qui jouent aux stars lors de séances de dédicace, pour un public qui n’a souvent même pas lu ce qu’il fait signer. J’abhorre les tâcherons comme Beigbeder ou Houellebecq qui pour vendre doivent écumer les salons qui comptent de la bien pensance télévisuelle, et qui s’érigent malgré tout en philosophes modernes et libres. J’abomine les chanteurs comme Doherty qui sont bien plus doué avec les rails de coke qu’avec les cordes de leurs guitares, et qui exploitent éhontemment leur peu de talent à l’aune des tabloïds. C’est peut être de là que me vient cette méfiance avec Françoise Sagan. Enfin, laissons tout de même le bénéfice du doute à Sylvie Testut, qui a une occasion en or de se faire «  sa môme à elle », à savoir habiter son personnage et toucher le jackpot à la Marion Cotillard. Dans les deux cas, niveau glamour, finesse et rayonnement, on repassera.  Nous avons les icones que nous pouvons avoir, en somme. Prochainement dans la même verve, nous aurons droit à Coluche sur grand écran ( en voilà un rôle vraiment délicat, de quoi se faire tailler en pièces par la critique ) et aussi à Jacques Messrine, campé par Vincent Cassel. A quand un film sur Zinédine zidane, genre « Sur un coup de tête » , pour le titre.


Sagan la môme version ecrivaine?

Publié dans AU CINE CE SOIR

Commenter cet article