SCARLETT JOHANSSON "Anywhere I lay my head

Publié le par DEVOTIONALL

L’annonce de l’album de Scarlet Johansson, depuis quelques temps nouvelle égérie de Woody Allen, avait de quoi alimenter très sérieusement les persiflages en tout genre. Enfin quoi, Scarlet musicienne, chanteuse, vous plaisantez ? Encore un caprice de star, encore une cruelle injustice, qui fait que la célébrité vous permet de percer dans la musique, même sans aucun talent ? On s’attendait à un album pop mièvre, on aura droit à des reprises de Tom Waits, arrangées et jouées sans grande concession au public potentiel. C’est au moins cela de pris, c’est le bon point qu’on se verrait bien attribuer à la belle Scarlett. Le secret d’un album de « covers », c’est la capacité de réinventer les morceaux d’autrefois pour en fait une création originale qui puisse justifier la reprise. Ici nous avons affaire à des titres qui ressemblent à du rock alternatif, perdu entre les Cocteau Twins et Mercury Rev. On a recours à des orgues plaisants sur « Tom with no cheer », une version assez pop de « I don’t want to grow up », ou encore toute l’ambiguïté d’une voix étonnamment caverneuse et masculine ( qui aurait cru cela de SJ ? ) pour le réussi «  I wish i was in New Orlenas ». Mais le problème dans l’affaire, c’est bien l’organe en soi même. Scarlett ne sait pas chanter. Point final. Elle n’en a pas les moyens vocaux, ni la maîtrise, bref ce n’est pas et ce ne sera jamais une chanteuse. Certains répondront que Tom Waits n’avait pas comme qualité principale un timbre de voix parfait, mais ce sera insuffisant pour justifier la Johansson de ce projet trop ambitieux pour elle. Artistiquement intègre et loin d’être l’affreux gâteau sucré que nous craignions, mais vite plombé par un manque de savoir faire évident, ce disque a tout de même une très belle chose à nous offrir : la pochette. Le reste est assez rapidement ennuyeux. (5/10)


Ne la réveillez pas, elle se mettrait à chanter...

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