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En toute simplicité, vous avez fait le bon choix!

Toute la presse en parle, tout le monde est unanime, la réalisation d'un blog au quotidien n'est d'aucune utilité et ne sert véritablement à rien. La preuve sous vos
yeux d'internautes, tout de suite:
La France serait un pays civilisé, où il ferait bon vivre. C’est ce qu’on raconte, très (trop ?) souvent. Je ne suis pas imbécile
au point de ne pas me rendre compte des avantages que consentent la nationalité et la résidence françaises. C’est évident, pour tout le monde. Mais parfois, pour pouvoir comprendre l’état de
délitement ( ça veut dire que ça va très mal, pour les incultes ) d’un pays, un bond en arrière n’est pas une si mauvaise idée. Projetons nous donc une vingtaine d’année en arrière, au cœur des
années 80, quand les Depeche Mode chantaient « Shake the disease » et Axel Bauer voguait sur son « Cargo de nuit ». A l’époque, il n’existait pas de RMI pour acheter la paix
sociale et permettre aux plus démunis de survivre avec 420 euros par mois dans des logements insalubres financés par la Caf. Toujours à cette époque, Coluche n’avait pas encore ( et les premières
années furent loin d’être aussi glorieuses que de nos jours ) lancé les Restos du Cœur, qui permettent depuis à des millions d’estomac de se remplir chaque hiver. Imaginez donc, l’espace d’un
instant, une France où l’hiver prochain, allez disons juste pour un trimestre, le Rmi n’est plus versé et les Restos du Cœur restent clos. Imaginez juste un instant ceci, et vous comprendrez que
la France serait à feu et à sang, dès la fin du premier mois. Et pourtant, il y a donc une grosse vingtaine d’année ( nous ne parlons pas de la Préhistoire… c’est encore très récent, finalement )
les français survivaient sans ces artifices, et Mitterrand nous promettaient des jours meilleurs, avec un peu de patience. Aujourd’hui la misère est omniprésente, mais savamment dissimulées
derrière des artifices fiscaux et sociaux, qui permettent aux gouvernement successifs d’éviter un embrasement général, partout dans le pays. Vivement le litre d’essence à trois euros et la
baguette à deux. Mais qu’attendent donc les français ?

Merci qui?
Ou comment acheter la paix sociale.
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