DAREDEVIL : Le diable dans le bloc D (Tome 14)

Publié le par DEVOTIONALL

 

Il fut un temps où DAREDEVIL était censuré en partie, lorsque son destin était confié à un certain Franck Miller, et qu’on le publiait en VF dans les pages de la revue Strange. On parlait d’ambiance urbaine, ultra violente, noire et réaliste. De la roupie de sansonnet, en comparaison avec ce que nous avons aujourd’hui, sous forme de superbes albums 100% Marvel. Brian Bendis a totalement refondé le mythe du justicier aveugle, le plongeant progressivement dans un cauchemar sans fin, aidé en cela par les crayons oppressants de Maalev. Et puis il est parti. Et dans ce volume 14, c’est donc le rude Brubaker, déjà brillant sur la série Captain america, qui prend la relève. Certes, transition concertée, dans un premier temps, avec son prédécesseur. Murdock est en prison, accusé d’être Daredevil ( bien vu…) et d’avoir bafoué la loi trop souvent. Son procès s’enlise, et sa vie est menacée tous les jours dans l’enfer carcéral de Rykers. Ses proches se démènent pour le sauver, mais voilà, il a tant d’ennemis que tout ceci ressemble à une mission impossible. Qui le devient franchement le jour où son associé et ami de toujours, Foggy Nelson, est poignardé à la suite d’une de ses visites. Pour Murdock, l’heure de la vengeance est arrivée. Exit Daredevil, justicier finalement encore trop gentil dans ses actes et dans ses décisions. Place au vrai Murdock, froid, impitoyable, qui va utiliser sa détention pour régler ses comptes. Et ça va saigner, à chaque coin de page.

  Il fut un temps ou Daredevil était censuré. Aujourd’hui, Strange ne publierait pas même la moindre page de cet album, tant il est cruel et adulte. Une plongée angoissante dans la folie carcérale, entre règlements de comptes et trahisons sanguinaires. Lark est très bon, à ce petit jeu, en proposant des pages entières dans des tons obscurs emplis de noirceur humide. Murdock est déchaîné, le quartier de haute sécurité devient une arène où les plus forts ne peuvent qu’attendre leur heure, pour vous dire les plus faibles… Une macabre histoire de justice bancale, d’une dureté, d’une âpreté haletante. Daredevil déçoit bien rarement ces dernières années, et ce volume 14 est une excellente confirmation : ceux qui boudent encore le super héros aveugle le sont vraiment, eux, aveugles. Une grande histoire qui vous scotche sur 140 pages, que voulez vous de plus ? ( Peut être plus de promptitude de la part de Panini France dans l’édition en Vf de Daredevil, qui a pris un an de retard par rapport aux autres séries ? ) (8/10)


Le DD de Brubaker démarre très fort!

 

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