ALPHAVILLE "Big in Japan"

Publié le par DEVOTIONALL

De temps en temps, vous aurez droit sur ce site à un « revival » années 80, c'est-à-dire une petite rubrique irrégulière qui vous fera retourner à l’époque bénie des eighties. Et j’ai choisi le samedi pour ce rendez-vous, c’est comme ça et pas autrement. Pour cette première, je suis revenu sur un groupe allemand, ALPHAVILLE, qui s’est crée à partir d’un cercle culturel du nom de Nelson Community. Alphaville est un hommage appuyé à un film futuriste signé Godard, le groupe s’appelait auparavant « Forever Young », et nous retrouverons ce patronyme dans une de leurs plus célèbres chansons, en 1984. C’est cette année là que sort le premier et plus important de leurs albums, truffé de sons romantiques et synthétiques, qui surfe pleinement sur la vague de l’époque. Il faut dire aussi que le groupe à eu l’idée de proposer des tubes imparables, comme le déjà cité « Forever Young, le titre éponyme » ou encore le mythique « Big in Japan ». Deux ans plus tard, Alphaville propose un second album, Afternoons in Utopia, toujours aussi caractéristique et ma foi, plutôt réussi. Hélas ce sera le dernier, car les suivants seront de la redite avec moins de talent, et en plus, la mode est en train de changer et de reléguer les allemands au rang d’anciennes gloires qui s’accrochent. Ils sont pourtant très hype avec leurs coupes péroxydées, non?

Quand à Marian Gold, le leader du groupe, il affirmait récemment que « Big in Japan » évoque en réalité un couple qui tente de sortir de l’addiction à l’héroïne. Et pas seulement de l’envie de devenir « célèbre au Japon » ce qui est le rêve de tants de groupe d’alors, lorsqu’ils deviennent des has-been dans leurs pays respectifs. Marian pense que l’idée de pouvoir être une personne complètement différente, loin de chez soi, est une sensation grisante. Car comme le dit la chanson «  Les choses sont faciles, quand tu es célèbre au Japon ». Et si c’est ce n’est pas de la profondeur d’analyse et de la culture en barres, alors qu’est ce que c’est? Ah les eighties et leur bon goût, ce sens discret et raffiné de l’élégance…




 


De vraies têtes de jeunes allemands dans d'improbables costumes SM et fantasmagoriques.
Une vraie merveille, quoi.

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