TOY STORY 1 & 2 ( de J.Lassiter )

Publié le par DEVOTIONALL

Pas de CIAO IALIA ce mercredi, en raison d'une impossibilité matérielle pour ManuX de rédiger à temps son article. Toutefois vous le retrouverez dès mercredi prochain, si tout va bien. en attendant, vous pouvez toujours tenter de deviner les raisons de cette absence.
ManuX n'a pas pu rédiger sa chronique car :
1. Il a enfin repris une activité sexuelle intense
2. Il est en déplacement pour raisons professionnelles
3. Il est en détention provisoire pour des raisons que je préfère taire
4. Il est encore en train de déssouler après la cuite de samedi dernier
A gagner : Une bouteille de Baygon vert, utilisée par ManuX


TOY STORY
a eu un grand mérite, et a réussit un sacré tour de force : celui d’associer les images de synthèse, l’ordinateur en quelque sorte, avec une histoire simple, mais passionnante et divertissante. Sa grande force est d’avoir rendu de manière aussi concrète un univers complètement fictif, celui de la chambre à coucher d’un enfant, et de tous les jouets qu’elle contient. Dès la disparition du moindre humain de leur champ de vision, les jouets s’animent et vivent une existence autonome, des soldats en plomb à l’ardoise magique. Et les jouets ressentent les mêmes émotions, ont les mêmes joies et peines que nous autres. La qualité du travail graphique est remarquable, et devient même extraordinaire dans le second volet, évolution des techniques le permettant. Les héros de ces deux films sont surtout Woodie le cow-boy, et son rival, puis meilleur ami, Buzz l’éclair, un aventurier de l’espace en scaphandre et combinaison spatiale truffée de gadget, qui éclipse de fait son rival plus rustique et moins attrayant. Tout le premier film porte sur cette course à la nouveauté, le sentiment d’abandon et de frustration, la jalousie d’être relégué au second plan après une vie sous les projecteurs. Le tout plein de bons sentiments, et d’humour, pour un cocktail quasi parfait que nous avons adoré.

Dans le second volet, encore plus drôle, et aussi un poil plus confus, c’est même la mort, la disparition et la permanence de la mémoire qui est évoquée en filigrane à travers les rocambolesques aventures de Woodie, dérobé par un collectionneur qui souhaite vendre le jouet à un musée japonais, et de Buzz et sa troupe, prêts à tout pour sauver leur ami. Le jouet n’a d’existence et de justification à cette dernière que si un enfant en éprouve le besoin, et le fait même qu’Andy, le propriétaire de nos héros de plastique, soit destiné à grandir, est une menace qui pèse sur la tête de tous les jouets, comme l’oubli pèse sur nos têtes à tous quelque manière que ce soit. Toy Story 2 est en plus truffé de scènes franchement désopilantes, comme la tentative de sauvetage dans le grand magasin de jouets, là où la troupe de Buzz se retrouve en tête à tête avec une party privée de poupées Barbie. La force de ces dessins animés, outre l’animation graphique en elle-même, c’est le cocktail de naïveté et d’humour, et le juste dose de réflexion, ce qui en fait de loin l’œuvre la plus intelligente que je connaisse, qui s’adresse à un public enfantin. J’adore Toy Story, les deux, et je me réjouis de savoir que le troisième opus est enfin lancé et devrait sortir au printemps 2010. (Pour les deux ensemble : 8/10)


Toy Story, un chef d'oeuvre signé Pixar

Publié dans AU CINE CE SOIR

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