LE MERVEILLEUX MAGASIN DE MONSIEUR MAGORIUM

Publié le par DEVOTIONALL

 

Si vous aimez les contes merveilleux des frères Grimm, et les films qui parlent directement aux âmes d’enfants, alors le MERVEILLEUX MAGASIN DE MONSIEUR MAGORIUM est fait tout spécialement pour vous. De plus le casting fait dans le lourd et propose deux têtes d’affiche remarquées, la frêle Natalie Portman et un Dustin Hoffman grimé en savant fou. La recette est simple : de l’humour saupoudré tout au long du film, du fantastique et du merveilleux, mais pour un résultat qui laisse un arrière goût d’inachevé, pour un film qui ne va jusqu’au fond des choses et à trop tendance à ronronner dans une logique féerique stérile et jusqu’au boutiste.

Dans le fabuleux magasin de jouets de Mr. Magorium, les peluches vous font des câlins, les ballons jouent tout seuls au basket, les héros articulés partent à l’aventure d’un rayon à l’autre, et l’imagination des enfants suffit à donner vie aux rêves les plus fous ! Molly, une timide jeune femme, était très heureuse de travailler dans cet endroit vraiment magique, jusqu’à ce que cet excentrique de Mr. Magorium décide de lui léguer le magasin. Un changement inquiétant se produit alors : le magasin se met en colère, et plus question pour les jouets de s’animer comme avant. Ce n’est sûrement pas Henry, le nouveau comptable qui ne croit pas à la magie, qui va aider Molly à redonner vie au magasin. Pour avoir une chance d’y parvenir, elle va devoir percer le secret de la magie qui l’anime...

Dustin Hoffman ressemble étonnamment à un clone post moderne de Charles Trenet, et balade dans tout le film son coté « vieux génie qui sait tout sur le monde, mais qui a décidé de partir », qui ravira les enfants mais lassera vite leurs parents. Jason Bateman est le comptable très terre à terre, qui ne perçoit pas la magie du magasin et reste très prosaïque. Un rôle ennuyeux dont il se tire à peu près bien. Tommawack ira voir ce film pour Natalie Portman, par contre. Grand bien lui en prenne car elle est égale à elle-même, c'est-à-dire un peu marginale et presque anorexique. Qu’on la nourrisse entre deux scènes, bon sang. Ah jouer du xylophone sur la cage thoracique de Natalie… Les décors sont fort bien faits, l’atmosphère de merveilleuse liesse qui embrase tout le magasin est presque contagieuse, mais à force de jouer la carte du nounours qui bouge ou des ballons animés, le film oublie de nous raconter ce pour quoi il a été tourné. Les enfants vont sûrement aimer, il n’y a pas de raison. Mais les adultes cinéphiles, même prêts et décidés à rêver pour de bon, risquent de percevoir une certaine fadeur, un manque d’inspiration dans ce Mary Poppins moderne, où l’attention s’effrite pour se diluer dans un large bâillement, à la fin. Un (6/10) final, toutefois, car je pense quand même au moins de quinze ans qui à priori devraient y trouver du plaisir. Une note d’enfant, en somme.


Pour les enfants on vous a dit!

Publié dans AU CINE CE SOIR

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Tommawack 03/03/2008 23:12

Quoi, que lis-je ? Un film avec ma Nathalie, que je n'aurais pas vu ? Pas possible.

Quand aux commentaires désobligeants sur la femme de ma vie je ferai comme si je n'avais rien lu. Moi je veux bien jouer du xylophone sur ses côtes, et même des percusions avec autre chose, et ce avec grand plaisir.

Anorexique ma Nathalie ? Sûrement parce qu'elle ne me connaît pas encore et qu'elle en est malade...