JOHN RAMBO ( RAMBO IV )

Publié le par DEVOTIONALL

 

Vous aimez la poésie, les films d’auteur, le subtil art de parler culture sans jamais ennuyer, alors il faut faire un saut dans le cinéma le plus proche, où vous pourrez voir un film délicat et joliment ficelé, du nom élégiaque de JOHN RAMBO. Bien oui, quoi, la suite. Rambo IV, le retour, la revanche, ça va péter, et tout et tout. Quoi, vous aussi vous avez été gavé par les trois premiers, par ce soldat de l’ombre qui évite les balles et les roquettes comme Chirac évitait les procès (immunité filmologique) et qui pratique la chirurgie sur son propre corps avec un couteau stérilisé à la flamme d’un feu de camp viet-cong ? Après avoir exhumé le cadavre de Rocky ( avec une certaine réussite, convenons en ) Stallone assure sa retraite et ses relations avec le fisc en profanant le cadavre pourtant déjà peu reluisant de son mercenaire favori, Rambo, John de son prénom. Evidement ça flingue de partout, le nombre de morts est encore plus impressionnant que dans les opus précédents, c’est lourd et indigeste, mais c’est fait pour, c’est un blockbuster, man. Non mais vraiment ces ricains, quelle bande d’abrutis, je vous jure.

John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une existence simple dans les montagnes ( non non, ne riez pas). Il pêche et capture des serpents venimeux pour les vendre, et se tient à l'écart de la guerre civile qui fait rage non loin de là, sur la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar - l'ancienne Birmanie ( caution pédagogique du film, un peu de géographie). La violence du monde le rattrape lorsque des volontaires humanitaires menés par Sarah et Michael Burnett viennent le trouver pour qu'il les guide jusqu'à un camp de réfugiés auquel ils veulent apporter une aide médicale. Rambo finit par accepter et leur fait remonter le fleuve, jusqu'à l'autre côté de la frontière. On a eu un temps peur que Rambo remette l’uniforme et le bandeau pour aller sortir les volontaires de l’Arche de Noé des geôles africaines, mais finalement un autre mercenaire, Sarkozor, s’en est chargé. Ouf !
 
En fait, c’est plat, c’est long, c’est chiant. Rambo prend son air désabusé pour nous faire comprendre que désormais, il ne veut plus rien avoir à faire avec ce monde de dingues, mais le plus fou dans cette histoire, c’est bien qu’on produise encore des nanards de ce genre, vingt ans après le dernier. Dix contre un que 2009 nous réserve Rambo Vs Rocky, dans un combat à mort aux confins de la galaxie ? John Rambo, pour fans de Stallone ( et encore... ) ou de tuning. (4,5/10)



Voici le IV, encore plus mauvais et inutile

Publié dans AU CINE CE SOIR

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Lu 10/02/2008 16:39

A toujours faire des suites, ils gachent même l'envie de revoir le premier film tellement c'est nul!!

Tommawack 10/02/2008 00:24

Tiens, je suis surpris, je croyais que ce serait un chef-d'oeuvre impérissable !