SEPTEMBER MALEVOLENCE et ROUGE ROUGE

Publié le par DEVOTIONALL

Parce qu'il n'y a pas que les nouveautés qui méritent le devant de la scène, voici deux bons petits cd qui remontent à deux et cinq ans. Voyons voir...

 

 

Laissez moi vous parler d’un groupe suédois encore trop méconnu, SEPTEMBER MALEVOLENCE. Encore un de ces groupes qui a fait son nid dans le domaine délaissé du post rock, avec des guitares tristes qui égrainent leurs complaintes, et parfois une partie vocale surgie d’on ne sait où. Leur premier album possède un titre qui fera déjà à lui seul fuir une bonne partie de l’auditorat potentiel : « Tomorrow we’ll wonder where this generation gets its priorities from ». La recette n’est pas des plus originales mais son application est rigoureuse et bien menée. On y trouve des nappes de guitare et une rythmique mélancolique qui évolue avec une certaine tranquillité et sans jamais surjouer dans le pathos. On our own est un morceau où on retrouve presque à l’identique un morceau de Placebo, pour ce qui est des accords plaqués. Un groupe des plus étranges, à mettre sur la platine par jours de pluie, quand l’humeur n’est pas à la disco où aux fêtes de famille. L’art de savoir produire du spleen intelligent, en quelque sorte. (7/10)

September Malevolence - Tomorrow we'll wonder where this generation gets its priorities from (mp3) 
Le groupe ROUGE ROUGE, c’est une affaire privée, un duo entre Jean Croc et Nicolas Errèra. Le premier collectionne les vieux 33 tours et étale sa science sur Radio Nova, le second lui est à la base du projet musical Grand Popo football club. Ils viennent de pondre un disque tout sauf attendu, qui ne se laisse pas classer si facilement, et qui fait de l’électro classieuse et le downtempo une carte de visite alléchante. On trouvera une certaines ressemblance avec le travail de Pompougnac ou encore de Saint Germain, et on aimera certainement, chez le public bobo moderne, ces samples de vyniles vintage, cette musique légère et raffinée. Dès le premier titre, L’amour, le ton est donné. La réhabilitation de décennies révolues est entamée, quelque part entre atmosphère langoureuse et musique veloutée. Les dandys techno vont adorer cet album de Rouge Rouge qui aurait dut faire un petit malheur dans les bars lounge, et qui aurait pu aussi figurer au générique de nombreuses pubs sur le petit écran. Ce soir, après dîner, est sorti en 2002, et n’a pas encore pris la moindre ride. (7/10)

 Rouge Rouge

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