EELS et SIA FURLER

Publié le par DEVOTIONALL

EELS est de retour. Pas sur que ce soit l'album le plus joyeux de l'année. En fait nous voici avec deux disques pour le prix d'un. Un best of tout d'abord ( MEET THE EELS ) et une compilation de B sides et de morceaux rares ( USELESS TRINKETS ). Une nouvelle bonne occasion de se pencher sur l'eclectisme du groupe de Mark Everett, que j'avais tout de même bien sous évalué à ses débuts. Depuis la pochette angoissante du premier album ( les yeux écarquillés de la fillette de Beautiful Freak ), les compos depressives se sont succédées et ne se sont pas ressemblées. Toujours avec cette sensation d'urgence et de psychose imminente, parfois soulagé par une belle pop assumée. Une carrière à suivre, finalement, marquée par les drames familiaux ( la soeur et la mère du chanteur en deux ans, ce qui aménera à la noirceur de Electro-Shock blues ) et les retours en grâce et à la lumière ( le bien plus chatoyant Daisies of the galaxy ). Eels jouera ensuite du blues, s'offre une tournée sous coulis de violons, s'institutionalise, au point que plus personne n'osera aujourd'hui contredire son importance et son influence. Tant pis si ce n'est pas le groupe qui vous fera démarrer l'année en vous secouant les côtes, ce best of est une piqure de rappel à recommander pour ceux qui ignorent des tubes comme Novocaïne for the soul, ou encore Cancer for the cure. Quand à l'album de raretés, on le réservera aux initiés, qui sauront s'en délecter. (7/10 pour le best of ) 

L’australienne SIA FURLER est une blonde plutôt mignonne, qui mise beaucoup sur sa voix planante. Pour son nouvel album, elle a adopté la nouvelle technique de vente des disques, très en vogue, à savoir proposer d’abord les titres en téléchargement sur le net ( mais sans la pub monstre dont a bénéficié Radiohead…) puis ensuite en passant au format concret un mois plus tard. Le nouvel album s’intitule Some people have real problems, truffé de titres légers et pourtant très agréables à entendre. Pourtant tout partait bien mal avec une ouverture à la Alanis Morrisette assez lourdingue ( little black sandals ) mais par la suite les compositions sont plus subtiles et attachantes, jusqu’aux cuivres enjoués de electric bird, mon préféré. Rien de bien révolutionnaire, mais sympatoche. (6/10)

 

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Laurence 17/01/2008 20:00

Je suis du même avis que toi pour ces CD ! ;)