THE RAVEONETTES " Lust, lust, lust "

Publié le par DEVOTIONALL

 

Venu de Scandinavie, le dernier album des RAVEONETTES souffle le chaud et le froid et s'impose comme une des sorties les plus intelligentes de la rentrée. Découvrons donc.


Laissez moi vous parler du dernier album des RAVEONETTES. De qui, diront les plus distraits ? J’en déduit donc que vous n’êtes pas des férus de pop danoise, d’où provient ce duo pétillant, composée de Mister Sune Rose Wagner et Miss Sharin Foo. Très influencé par les Everly Brothers et les années 50 et 60, ils ajoutent à cela une forte dose de guitares endiablés et de bruits electro en tout genre. Le groupe s’est fait un nom en 2001, lord du festival d’Aarhus, charmante localité nordique. Whip it on, le premier vrai album, a été nommé « best rock album » aux Danish music Awards en 2003, et depuis la pression exige du duo des prestations toujours plus travaillées et convaincantes. Ce qui n’est pas toujours facile quand on est pas forcément construit pour le succès planétaire, et qu’il faut donner une suite au Pretty in black de 2005, où le groupe s’ouvrait aux influences et participations extérieures ( des membres des Ronettes et du Velvet Underground, excusez du peu ). En 2007, THE RAVEONETTES abat donc ses cartes avec LUST,LUST,LUST, un disque qui ne sera pas le trésor de l’année, mais qui a plus d’une corde à son arc, et plus d’un motif pour vous intéresser.
Le coté rétro est toujours là, mais ce disque est un hymne au shoegazing, à la musique planante et rigide à la fois. Le rif monstrueux de Aly walk with me annonce la couleur : cet album fera vrombir vos basses. C’est clair et envoûté, à la croisée des chemins entre des formations comme Interpol, ou encore Ladytron. Hallucinations est un morceau bien nommé, et il impressionne par son sens de l’immédiateté, un petit tube dès la première seconde. La batterie frappe avec talent sur Black satin, tandis que You want the candy s’apparente à ce que le duo a fait de plus évident en vue de fournir un bon single. L’ensemble est très pop, avec suffisamment d’aspérité et de prise de risque pour ne pas se cantonner au registre des bombinettes sucrées mais inoffensives. Comment tenter de franchir le mur du son la guitare à la main, triturée avec plaisir et une certaine dextérité, tout en s’affichant élégamment pop ? Love in a trashcan ou encore Attack of the ghost riders donnent des éléments de réponse, sur ce disque qui mérite votre attention. (7/10)




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