HOOVERPHONIC " The president of the lsd golf club "

Publié le par DEVOTIONALL

C’est à la fac que j’ai découvert le groupe belge HOOVERPHONIC. A l’époque, ils ne s’embarrassaient pas de la concurrence avec la marque d’aspirateurs du même nom, et se faisait appeler Hoover, tout court et plus simple. La chanteuse de l’époque n’était pas la même, ni l’esprit du groupe, qui en était à ses premiers balbutiements. Ils étaient venus dédicacer leur premier album en show case à la fnac de Lille, dans un relatif anonymat. Pourtant un tube potentiel circulait déjà sur les radios belges, Radio 21 entre autres. 2 Wicky était le morceau idéal pour une trip hop à la wallonne, pour emboîter le pas à cette déferlante venue de Bristol qui se taillait la part du lion il y a dix ans. Mais c’est avec le célébrissime Mad about you et la voix envoûtante de Geike Arnaert, que Hooverphonic trouve le succès et la reconnaissance, en 2000. Hélas, bien vite la créativité développée sur le très bon Magnificient Tree, de la même année, cède le pas à de la pop inoffensive qui lorgne du coté de la pub ou des génériques télévisés. Hooverphonic ne provoque plus d’érections musicales, et son dernier double album en date, No more sweet music, publié il y a deux ans, est carrément anecdotique. Nouvelle chance de rebondir avec en ce mois d’octobre «  THE PRESIDENT OF THE LSD GOLF CLUB ».
 
La première relative bonne surprise de cet album, c’est d’entendre que la voix de Geike duette désormais avec ses camarades masculins, même si encore assez timidement, de ci de là. Stranger, qui ouvre ce disque, est un morceau léger et plutôt joli, sur un faux ton planant, une ballade agréable qui ne trouve malheureusement que peu d’écho par le reste. Dès 50 watt, on se demande avec embarras : où veut donc en venir Hooverphonic, quelle pertinence donner à ce « president » ? Expedition impossible arrache le consensus grâce à des effets rétros très seventies, et mériterait sa place sur la BO d’Austin Powers. Le titre le plus sympathique et de loin. Circles aussi mérite une écoute attentive, la voix est éthérée et vaporeuse, la sensualité est prégnante. Mais tout le reste n’à que bien peu d’intérêt, rien de bien folichon, du remplissage, de la pop sans grande inspiration ni conviction. En fin d’album Hooverphonic tente une dernière tentative d’innovation et d’expérimentation, avec notamment Bohemian laughter et son ambiance plombée, mais plus personne n’est dupe. Nos amis belges composent et jouent plus par habitude, par inertie, que parce qu’ils sont vraiment des choses à dire. Morale de l’histoire, je n’ai pas forcément envie de les écouter… ( 5,5/10 )

The President Of The Lsd Golf Club
HOOVERPHONIC : What for ?

Publié dans MUSIC

Commenter cet article

Isa 29/10/2007 12:47

C'est fade comme musique, sans inspiration. MAD ABOUT YOU c'était autre chose.