Au cinema ce soir

Publié le par Devotionall

Bien qu'ayant des projets d'écriture pour un moyen/long métrage, je ne suis pas spécialement attiré par le cinéma, encore moins par le lot de nouveautés que nous réserve ces dernières années le grand ecran. J'ai beau tenter de me convaincre du contraire, la grande majorité des films en salle est d'un interet très discutable.

Le cinéma a connu son essor n même temps que la naissance et l'explosion des temps modernes, ou "post modernes", qui tels un train fou, sans conducteur, augmentant sa vitesse de manière exponentielle, ont consumé le XX° siècle. Ainsi, plusieurs génerations ont pu accompagner leurs premiers pas dans cet ère de l'impossible devenu réalité, par une "bande image", une série de films collant à leurs premiers balbutiements.

J'en veux pour preuve la renaissance des nations (Italie, France, Allemagne ) et des consciences au lendemain de la seconde guerre mondiale. En un laps de temps remarquablement bref, ces peuples ont su prendre conscience des tragédies  à peine digérées, et des nouvelles problématiques à affronter, tout autour d'eux, au dedans d'eux mêmes. Les résultats artistiques de telles découvertes quotidiennes ont été souvent exceptionelles, innovantes, impossibles à répeter.

Mais l'atrophie du progrès, l'ouate étouffante du confort matériel et de la science triomphante, ont fini par faire accepter comme allant de soi l'incroyable et le merveilleux, le processus d'évolution de nos sociétés s'est enrayé et est resté figé sur la case " divertissement " ou encore " ludique ". Nous consommons et oublions toute forme de culture à une vitesse effrayante :  digestion et défécation express. Afin de rendre les oeuvres d'art actuelles, et notamment les films, plus aptes à être broyés par nos estomac virtuels, qui se sont greffés sur nos cerveaux virtuels, leurs contenus sont d'une extrême indigence. Le cinéma n'est plus ce laboratoire enchanté produisant en grand secret des artifices merveilleux, mais une grosse usine impersonelle répondant au vaste programme d'uniformisation de la pensée, des savoirs, et des valeurs, toujours plus entrainés vers le bas. La seule caractéristique constamment revue à la hausse, dans le monde du grand ecran, c'est le prix des billets, qui est à ce jour la plus fantastique des publicités pour des logiciels comme Emule. En rendant le cinéma un bien de consommation comme un autre, à expédier en deux temps, trois mouvements, comme le petit noir au comptoir du coin, les majors du film ont légitimisé emule et la mercification de produits, injustement taxés, dans la plupart des cas, de "culturels".

Pour en finir avec cet article, je vous invite à laisser votre avis sur le film le plus ignoble de ces vingt dernières années, c'est à dire le plus grand gâchis financier.

Je commencerai donc moi même:

Hulk, avec un gentil monstre en carton pâte, une hilarante comédie qui se voulait un blockbuster de la Marvel. ( King Kong dans les années 50 était beaucoup plus crédible ). Ou bien Star Wars, insupportable phénomène de mode, épopée mièvre et réactionnaire qui sous couvert d'emmener son public au fin fond de l'univers, l'entraine en réalité au plus bas de la bétise et de la médiocrité. C'est ça aussi, le coté obscur du cinéma.

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