RADIOHEAD "In rainbows"

Publié le par DEVOTIONALL

 

RADIOHEAD, forcément. Comment pourrions nous faire l’impasse sur le dernier album de ce groupe, nous qui nous targuons de vous proposer à jet continu les meilleures sorties musicales ? Et bien le voici donc, ce IN RAINBOWS, qui pourra probablement concourir pour la couverture la plus moche de l’année, tant le délire polychrome frise l’envie de vomir. Mais cela n’est rien par rapport au suc, à la moelle substantifique qui nous préoccupe, c'est-à-dire les dix chansons. Auparavant, un petit rappel que personne n’ignore plus, désormais : vous vous rendez sur le site du groupe, vous achetez l’album en ligne ( en fait vous le téléchargez légalement ) et vous payez… ce que vous pouvez ou retenez juste de donner. A partir de quelques centimes d’euros, jusque beaucoup plus ; cinquante centimes ou dix euros, c’est à votre bon cœur, messieurs dames. Evidemment nous applaudissons des deux mains tant ce système intelligent ( ils ont déjà amassé une coquette somme en quelques jours ! ) permet enfin de démocratiser une grosse sortie et d’en finir avec le prix vert Fnac à seize euros. Cela fait des mois qu’on entendait certains titres lors de concerts ou dans des versions démos sur Internet, place maintenant au disque en lui-même, sa version ultimate, pour notre plus grand plaisir.
Evidemment la voix de Tom Yorke est unique, perchée la haut dans un difficile exercice d’équilibrisme et toujours au bord de la chute. On pourra lui reprocher de geindre plus qu’il ne chante ( ce que font tous ses imitateurs le samedi soir avec deux verres dans le nez et une guitare sèche, en reprenant le fameux Creep ) mais ce serait faire preuve d’insensibilité et d’incompétence. In rainbows est bon, très bon. Voilà c’est dit. Ce disque est une nouvel plongée ou mise en abime dans l’histoire d’un groupe à part, qui a marqué profondément le rock de ces quinze dernières années. On se fraye un chemin entre les morceaux inédits et ceux « recyclés » comme Nude, autrefois joué en live sous le titre de Big ideas. Il se dégage de l’ensemble une grande variété et un sentiment qu’il va falloir écouter encore et encore pour y dénicher tout ce que Yorke et sa bande y ont enfoui, une fois encore. Le rock lourd de Bodysnatchers, la tranquillité ethérée de All I need, toutes ces chansons ne semblent pas conçues pour forcément s’imbriquer ensemble, mais quand le talent est là, même l’hétérogénéité devient une forme d’art raffinée.
Radiohead, une fois encore, trace sa route sans se soucier des qu’en dira t’on . On a déjà senti poindre, ici où là, les premières remarques : Le groupe serait en phase descendante, ne serait plus capable de produire les mêmes émotions que par la passé… Mais si ce nouvel album n’est pas précisément un concentré de pures émotions, comment le définiriez vous ? Radiohead n’a de toutes façons plus rien à prouver, et arrivé à ce stade de maestria et de reconnaissance, le pire ennemi sera la jalousie, et le sentiment blasé de fans exigeant toujours plus et ne prenant pas le temps d’apprécier le présent. Un présent qui s’écoule au rythme majestueux du piano de Videotape ( une sublime chanson en fin d’album ) ou à l’écho cristallin du chant sur House of cards, par exemple. La perfection n’étant pas de ce monde, ce disque ne le sera donc pas, parfait, mais est-ce une raison pour le dénigrer, comme si la dimension acquise par Radiohead avait fini par tellement gagner en ampleur que seul subsiste le plaisir de tenter de les ramener à la Terre dont ils sont issus ? Ne boudez pas votre plaisir, derrière l’horrible pochette se cachent de petits bijoux, promis ! (7,5/10)
 

VIDEOTAPE, superbe morceau déjà joué en live, ici en 2006


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Beaucoup de personnes me demandent : et cette année, vas tu nous remettre le couvercle avec les Blazers? Car la saison de NBA reprend à la fin du mois. Le fait est que la grande saison annoncée des Blazers a déjà connu un premier coup d'arrêt sérieux. Mais pas définitif. Explications grâce à un journal belge.

Sam Bowie. Il n’a plus porté les couleurs des Portland Trail Blazers depuis 1989, pourtant, son nom revient avec insistance ces temps-ci dans l’Oregon. Non que son talent ait laissé un souvenir impérissable dans la Cité des Roses, mais plutôt que le début de carrière de la nouvelle star locale ressemble fortement au sien, il y a près d’un quart de siècle. Sélectionné en deuxième position lors de la draft 1984, derrière Hakeem Olajuwon, mais devant Michael Jordan, Sam Bowie n’a jamais réussi à se montrer à la hauteur des attentes placées en lui, notamment en raison d’une série de blessures. La nouvelle de l’opération de Greg Oden, qui pourrait manquer l’intégralité de la saison, n’a donc pas manqué de raviver le souvenir de l’ancien numéro 31 des Blazers.

La comparaison entre les deux pivots pourrait presque aller plus loin encore, tant la situation de la franchise se rapproche de celle qui était la sienne en 1984. À l’époque, les Blazers venaient de sélectionner Clyde Drexler, futur membre du Hall of Fame, et comptaient dans leurs rangs Kiki Vandeweghe et Mychal Thompson (sélectionné avec le premier choix de la draft en 1978), tous deux à même d’assurer la marque quotidiennement. Aujourd’hui, s’ils ne comptent pas de joueurs aussi confirmés que pouvaient l’être Vandeweghe et Thompson, les Blazers s’appuient sur une jeune génération très prometteuse.

Roy, en tête d’affiche

Révélation de la dernière saison, Brandon Roy, élu rookie de l’année, aura à nouveau l’occasion d’être le catalyseur offensif de Portland. D’autant plus qu’il n’évoluera plus dans l’ombre de Zach Randolph, transféré durant l’été à New York en échange du jeune intérieur Channing Frye. Celui-ci pourrait bien hériter d’une place dans le cinq majeur, aux côtés d’une autre star montante, LaMarcus Aldridge, à la faveur de la blessure de Greg Oden. Les Blazers ne sont pas dans une situation aussi critique que l’indisponibilité de Greg Oden aurait pu le laisser supposer initialement. Surtout si Jarrett Jack parvient à confirmer sa belle saison dernière à la mène.

Ce quatuor de joueurs, nés en 1983 ou après, offre ainsi un socle solide pour le futur des Blazers, indépendamment de la carrière de Greg Oden. À cela s’ajoute également la présence dans l’effectif de Martell Webster, passé directement du lycée à la NBA il y a deux ans, ainsi que celle de quatre rookies, Rudy Fernandez, Josh McRoberts, Petteri Koponen et Taurean Green. La véritable inconnue demeure en fait la saison à venir. Vainqueurs de seulement 32 rencontres l’an passé, les joueurs de Nate McMillan semblent encore un peu justes, notamment en terme d’expérience (seuls Joel Prizbilla et Raef LaFrentz évoluent en NBA depuis plus de quatre ans), pour accrocher les playoffs sans la star de la dernière draft. Avec un cinquième de leur calendrier à jouer contre Dallas, San Antonio, Utah, Denver ou encore Phoenix, la mission semble très compliquée. Ils pourraient bien, cependant, créer quelques belles surprises durant la saison. En préparation de l’année prochaine…

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Ska 16/10/2007 17:26

"sa libre et immédiate accéssibilité par tous et pour tous", dis-tu...pas tout à fait d'accord... encore faut-il avoir Internet, le haut-débit, etc... ce qui n'est pas le cas de tous les foyers....pour ma part, je reste persuadé qu'un disque téléchargé (en payant ou pas), on ne l'écoute pas de la même manière qu'un vinyle ou un cd...

SysTooL 15/10/2007 18:10

De très bons morceaux sur ce IN RAINBOWS. Je pense à "15 Step", "Reckoner" ou encore "All I need". C'est vrai que j'ai été un peu déçu par cet album, mais il n'en demeure pas moins bon.SysTooL

DEVOTIONALL 15/10/2007 17:08

Bien évidemment. La dissociation entre fichier virtuel ( mp3 par exemple ) et objet de collection est très nette aujourd'hui, et Radiohead lève le voile illusoire. Bien sur que la musique est devenue un bien consommable où l'objet accompagnateur ( livret, pochette... ) a été sacrifié sur l'autel de l'économie de marché, du coût, etc... Il est urgent d'intégrer - tout le monde - que la musique circule librement désormais, et que s'acharner à la faire vivre comme elle vécut autrefois est destiné à l'echec patent. Comme si on investissait uniquement dans le vinyl. Radiohead a décidé de privilégier la matière brute, de lutter contre le piratage avec les seules armes possibles ( à méditer par tous ) :  la démocratisation du prix de la musique et sa libre et immédiate accéssibilité par tous et pour tous. Avec la posibilité pour les nostalgiques de se procurer l'objet packaging complet.

Ska 15/10/2007 15:17

J'aime bien l'album également.Mais le mode de diffusion, réjouissant dans le pied de nez qu'il adresse aux majors et aux distributeurs, pose quand même des questions. Livrer ces nouvelles chansons dans un format mp3 assez médiocre (160 kbps), c'est quand même étonnant de la part d'un groupe privilégiant à ce point le son et la production.C'est comme s'ils avaient intégré le fait que de toutes façons plein de gens allaient le télécharger illégalement. Ils ne sont pas les premiers à "offrir" un album mais c'est le premier groupe de cet ampleur (et aussi attendu) à le faire.Ça pose des questions sur ce que c'est aujourd'hui qu'une sortie d'album, sur la réception que l'on en a et bien entendu sur le fait que des fichiers numériques suscitent forcément moins d'affection que le disque-objet que l'on peut posséder...Si ça t'intéresse, j'en parle plus précisément sur mon blog :http://7and7is.over-blog.com/article-13034196.html

Hutako 15/10/2007 09:58

Rien à dire, l'album est génial, pas cher, même casi gratos pour les gens qui ont peur du téléchargement pirate (TELECHARGER ILLEGALEMENT C'EST MAL ahahahaha), ou pour aider le groupe Radiohead, qui grâce à ce système se font un paquet de blé.Pour en revenir sur l'album, il vaut vraiment le coup d'être écouter, avec deux morceaux qui j'apprécie particulièrement, 15 step et All I need.