UNDERWORLD " Oblivion with bells "

Publié le par DEVOTIONALL

UNDERWORLD n'est pas que le groupe d'un tube, voyons! Pour les incultes et les non initiés de la scène electro, la carte de visite est représentée par un single de légende, born Slippy, qui sert de BO au film ( excellent ) Trainspotting. Mais réduire Underworld a ce tube, c'est bien mal connaître cette formation active dès la fin des eighties. Karl Hyde et Rick Smith se connaissent même depuis plus longtemps encore, à l'époque où ils se produisaient sous le pseudonyme de Freur. La rencontre avec Darren Emerson va mettre en place la dynamique Underworld, avec des paroles poétiques, hypnotiques, des murmures parfois à la limite du compréhensible, couplées avec une musique spasmodique et ratissant large sur le spectre de la dance music. En 1998, avec Beaucoup Fish, Underworld propose une dernière salve de qualité ( le paroxystique Moaner, le très bon Push Upstairs, le lent et progressif Cups... ) avant de sombrer dans la bataille d'égos de ses membres et l'inspiration qui se tarit. On les croyait définitivement séparé et rangé des affaires, mais c'était mal les connaître, car il repointe le bout de leur nez avec un cinquième album studio, OBLIVION WITH BELLS, qui sera suivie d'une tournée mondiale.

Le nouveau single, Crocodile, annonce la couleur. Underworld est un peu assagi, et les dance floor autrefois pris d'assaut sans le moindre répit et la moindre pitié, pourront prochainement se ménager de belles petites pauses de rythme, tant le nouvel album est moins frénétique que les grands tubes d'autrefois. Beautiful burnout confirme que le style, la patte Underworld est clairement identifiable : électro des profondeurs, recherche spasmodyque de l'hypnotisme, musique construite sur des boucles en apnée et qui fascine dans sa simplicité apparente. Holding the moth est un morceau sympathique avec une basse mise en avant et un petit piano acompagnateur. Inexplicable par contre le bref To heal, pièce instru à la Moby première heure, plage de respiration zen qui n'apporte pas grand chose à l'album. Ring road, qui enchaine, est un de ces titres où les paroles hermétiques récitées comme un mantra se font la part belle, pour finalement aboutir à quelque chose à un crossover Underworld/Tarwater des plus réussis. J'aime bien le boy,boy,boy, le moins Underworldien de l'labum, de l'éléctro qui ressemble presque ( dans le chant surtout ) à du Spiritualized sous synthé, et qui bénéficie de l'apport de Larry Mullen ( U2 ) à la batterie. Un disque dont on reconnait l'auteur dès la première note, qui ne se trahit jamais et qui ne confond pas acalmie avec résignation. Underwold n'acouche pas de sa meilleure réalisation, loin de là, mais avec soulagement notera t'on que la retraite n'est pas encore pour cette hiver. (6,5/10)



UNDERWORLD revient à la charge !



Sinon, en cette période de coupe du monde de Rugby, tous ceux qui en ont vraiment plein la tête de Chabal and bella compagnia peuvent se consoler sur le site de la vraie coupe du monde, celle indispensable et passionante, qui fait même vibrer Tommawack et sa maman ( véridique ? ), la COUPE DU MONDE DES NIBARDS! Comme quoi overblog n'en finira jamais de nous épater...
http://coupedumonde.over-blog.fr/

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Bornu 14/10/2007 19:06

Entre "Beaucoup fish" et ce superbe dernier album il y a eu "hundred years'off" autour de 2002 je crois, un magnifique album de techno progressive (je trouve pas d'autre "étiquette") déjà très lent malgré deux ou trois tueries (la chanson two months off par exemple,imparable!!) et presque pour moi leur meilleur album.Celui ci est très très agréable, un retour qui fait plaisir !

Laurence 12/10/2007 13:44

Ca donne envie !

Je parle bien évidemment de Underworld... pas de la nouvelle coupe du monde... (oui, j'ai cru bon de préciser cela) :-D