CASHBACK ( de Sean Ellis )

Publié le par DEVOTIONALL

L'ami ManuX, side-kick officiel de Radio Devotionall, m'en avait suffisament parlé pour que je prenne le temps de le regarder. Voici donc la brève critique du film CASHBACK de Sean Ellis qui a remporté le prix CICAE au Festival du Film International de San Sebastian en 2006. Ayant perdu le sommeil suite à sa rupture avec sa compagne, un étudiant trouve un emploi nocturne dans un magasin grande surface.
Il y rencontre de drôles d'individus, et durant ces interminables nuits, il rêve d'arrêter la notion de temps et de figer ainsi des gens en situation...Voire même, il y parvient, et commence alors une disgression sur la beauté des formes et des choses, le tout avec le sourire. Recommandé à tout ceux qui rêvent de se jeter sur les clientes aguicheuses et alléchantes ( mais pas à lécher, ManuX ) qui s'attardent entre deux rayons, le vendredi ou le samedi soir.

L'insomnie, les supermarchés, le temps suspendu : pour son premier long métrage (version longue de son court-métrage à succès), Sean Ellis exploite un certain nombre de sujets potentiellement fascinants, tant sur le fond que sur la forme. Les premières scènes du film ne sont pas des plus engageantees, pourtant. Avec l'histoire d'un héros encore dans sa phase terminale de l'adolescence, torturé par une récente rupture et devenu insomniaque, il y a de quoi se poser la question : doit-on continuer de regarder Cashback? Oui, bien sur, car un film ne se juge pas à son premier quart d'heure. Des petits gimicks ici et là rendent le tout parfois drole, alors que l'histoire commence petità petit à décoller : on aura droit à une réflexion sur la nature de l'art et la capacité de savourer le temps, l'instant présent, le tout servi sur une sauce humoristique voire caustique, dans un milieu singulier et potentiellement intéressant comme un supermarché. Toutefois l'humour potache est toujours à l'angle de la rue et le scénario ronronne. De bonnes idées pointent le bout de leur nez ( les flashback de l'enfance qui émaillent le film ) mais d'autres plus saugrenues n'ont pas de réelle place ici, comme ce match de foot à 5, interminable, voire minable tout court. Au final, Flashback est un joli conte-hommage à la beauté du corps féminin, présenté proprement et délicatement, mais qui ne trouve jamais une vitesse de croisière suffisante pour mériter autre chose qu'un finalement assez neutre ( 6/10 )


Au départ, CASBACK est aussi un court métrage.
Affiche aguicheuse pour film sympa mais qui ronronne.

Publié dans AU CINE CE SOIR

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Tommawack 28/09/2007 23:03

Mignonne !