CONFESSIONS : OSTIA

Publié le par DEVOTIONALL

J'ai beau faire : cd, film, politique, ce sont encore les ragots et les confessions que vous préférez. Normal, c'est dans l'air des temps, un peu de voyeurisme intelectuel fait apparemment du bien à tout le monde. Je joue donc le jeu et je vous parlerai aujourd'hui de OSTIA et ROME, de petites anecdotes sans conséquences...

Mon arrivée à Rome fut un des moments que je n'oublierai pas. Il y avait tout autour de la gare une de ces chaleurs africaines, un vent chaud qui vous brule presque ( pour qui débarque de Lille... ) et qui agite mollement les palmiers de la capitale. Comme je fevais prendre mes fonctions à Ostia, le litoral romain, j'ai donc cherché un logement par là bas, et j'ai passé les trois premières nuits ( avant de rentrer pour récupérer le reste de mes affaires ) à Fiumicino. Pas à l'aéroport, bien sur, mais sur le port, avec une vue imprenable sur les jolis navires de plaisance et le bleu du ciel. Pour y accèder depuis Rome, je prenais ces petits trains de banlieue, qui sont propres et rapides, ce qui surprenant pour l'Italie, mais véridique.


OSTIA fut une période heureuse et insouciante, je l'ai déjà dit. Sur le moment je ne mesurai pas toute ma chance, mais le recul enseigne la probité et l'objectivité. Prenez une ville tranquille au bord de mer, le centre de Rome à 25 minutes de métro. Ajoutez y la bouffe à l'italienne ( glace, pizze, pasta ), le calcio que tout le monde suit ( ma collégue était la grand mère de Daniele De Rossi, à l'époque pas encore en équipe nationale ), un rythme de vie basé sur la tranquillité, et bien sur des bonnasses à forte poitrine un peu partout. Bref, une version matérialiste du paradis, tout au moins pour moi, bien entendu.

Je me souviens du premier soir passé à Ostia, quand encore je n'y connaissais personne. Autour d'un chocolat chaud à l'italienne ( la soirée fut fraiche ) je me suis persuadé d'analyser le situation pour voir les possibilités offertes par cette nouvele expérience. Grisant, tout semblait faisable, sans aucune conséquence réelle. Coté logement, ce fut finalement un très grand appart avec terasse panoramique ( sur laquelle on organisait des matchs de basket, pour vous dire! Le ballon est cependant tombé du 4° étage sur une voiture, il a fallut se faire discret... ) Pour rentabiliser le tout, j'avais ouvert à la colocation avec Massimo, le musicien de génie de Potenza ( qui me reproduisait les morceaux de Depeche ou Suéde à l'oreille, impressionant... ) et Vito, apprenti avocat de Bari, toujours croulant sous le poids des études mais très sympa lui aussi. Au boulot, outre Maddalena, la parente de De Rossi, j'avais aussi beaucoup de chance. Merci notamment à Emlia, la plus prévenante des professeurs de français de toute l'Italie et bien sur Filomena ( qui lira surement ces quelques lignes, Salve ! ) avec qui je suis resté en contact et qui fut très importante pour cette période romaine de ma vie.

Mais bon, vous ce que vous voulez, Tommawack en tete, c'est de l'anecdote croustillante, pas de la nostalgie, non? Allez, rien que pour vous, un petit retour sur cette histoire amusante. En achetant ma carte sim pour le portable italien, la fille derrière moi, Francesca, a récupéré mes coordonnées et m'a téléphoné un peu après pour me proposer un rendez-vous dans un café de Ostia. J'aime les filles qui entreprennent, donc je m'y rend, méfiant. Bonne surprise car la Francesca en question n'est pas mal du tout : une brune au cheveux mi longs, petit nez à la française mais lunettes à l'italienne, assez svelte mais avec deux poumons proéminents qui laissent présager des capacités respratoires notables.  Le hic, c'est quand elle ouvrait la bouche : incapable de soutenir une conversation intelectuelle, la pauvre fille était aussi superficielle et peu interessante que peu farouche. Mais bon, elle avait d'autres attraits, donc je lui concédé cet honneur enviable de venir partager le soir des heures entières de plaisir avec mon auguste personne. Elle me qualifiait de " grand romantique" car je dormais avec mon téléphone sur le bord du lit, qui était très large. Cette idiote de naissance croyait que c'était parce que j'attendais ses messages, en fait je m'en servais, comme je fais depuis toujours, de réveil et je le laisse souvent là, quand je dors seul. Mon conseil tiré de cette période : évitez les performances acrobatiques sur la table de cuisine, vous pourriez bien avoir la visite de vos voisins du dessous le lendemain matin.  Sur ce, bonne continuation à toutes et à tous. J'attend toujours vos contributions pour ce blog, bien entendu...


OSTIA !

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Pitbull 29/08/2007 09:33

Je vais aller passer mes vacances la bas, moi...

Cel' 28/08/2007 22:27

Ces confessions sont en passe de devenir aussi célèbres que celles de rousseau, avec + de piquant