GRAVENHURST "The western lands"

Publié le par DEVOTIONALL

Rien de plus agréable, lorsqu'on se réveille le samedi matin et que le week-end commence en toute quiètude, que de recevoir un bon petit CD en avant première et de faire une découverte des plus remarquables. L'album de GRAVENHURST, The western lands, sortira seulement début septembre, mais vous pouvez dores et déjà penser à réserver une petite quinzaine d'euros, si vous êtes amateurs de mélodies limpides et de musique revigorante. «Gravenhurst est né d’une tragédie», commence la bio de cette passionante formation. Soit la mort du bassiste d’Assembly, groupe antérieur de Nick Talbot. Les prémices ne font pas vraiment sourire, mais le résultat est convainquant, voire bouleversant.

GRAVENHURST officie sur le label Warp, spécialiste de l'electro avant garde, et pourtant c'est une musique très différente, bercée de guitares, presque folk maniaco-depressive, qui vous attend; le trio anglais évolue dans les tonalités d’un folk crépusculaire qui presse ça et là le tempo, pour déboucher sur un rock envoûtant et aride, aux guitares tendues, voire distordues. Le nouvel album s'ouvre en beauté avec une chanson touchante et illuminée, Saints, qui place d'emblée la barre assez haute. Sur She dances, le rythme se fait plus pressant, ressemblant presque à du Interpol l'urgence en moins, la volonté de faire de l'esthétique en plus. A partir de Hollow man, les guitares commencent à saturer, mais le son reste limpide et on acroche sans anicroche.

Ce qui me fait penser qu'il existe aussi un très bon album déjà dans les bacs, du même groupe : Flashlight seasons, que je me suis aussi injecter par la suite. Fouiller un peu dans vos médiathèques, jetez un oeil sur le net, faites un saut dans votre disquaire de confiance, mais ajoutez donc ce nouveau nom à votre playlist pour la rentrée. Gravenhurst saura vous faire oublier, l'espace d'une petite heure, que oui, vous êtes de retour au boulot. Malédiction ! (7/10)

 

GRAVENHURST . Le single de l'album : TRUST

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