MARC ALMOND "Stardom road"

Publié le par DEVOTIONALL

Les années 80 n’en finissent plus de cracher leur revival presque quotidien. Longtemps méprisées en tant que symbole du néant et de la vanité musicale, ces belles années reviennent désomais sur nos platines comme de bonnes vieilles photos de vacances du temps perdu qu’on ne reverra plus. Depeche Mode ou Les Cure sont les fers de lance de cette ère révolue, mais nous aurions tort de mésestimer SOFTCELL, le groupe de Marc Almond. Ne serait-ce que pour le tube planétaire, Tainted Love, sur les lèvres de tout un chacun et recemment repris par un Marilyn Manson en manque d’inspiration.
 
Marc Almond est un revenant, et ce à plusieurs titres. Il est musicalement de retour, après avoir traversé les orgies des 80’s et une grave période has been dix ans plus tard. Mais aussi après s’etre remis de son sérieux accident de moto de 2004, qui nous avait fait bien des frayeurs. S’il avait sorti un piètre Heart on snow en 2003, Almond tente cette fois de renouer avec le succès par le biais d’un album de reprises, des morceaux qui ont forgé le son de Softcell et inspiré leur leader lors des séances d’enregistrement. Le résultat n’est pas mauvais du tout, et surtout beaucoup plus frais que ce qu’on pouvait craindre de la momie new wave.
 

Surprise, Almond apprécie Aznavour, et adapte son J’ai vécu en I have lived : en plus c’est touchant et trés jolimement interprété. The balad of the sad young men est un autre exemple de mélodie touchante, voire poignante, qui fera vibrer les cordes intimes des auditeurs les plus sensibles. Backstage i’m lonely porte bien son nom, et on veut bien y voir un témoignage vraisemblable sur la grande traversée du desert de Marc Almond qui mit longtemps à se remettre de sa période péroxydée et toutes paillettes dehors. Les eighties sont finies et le mascara et les plumes ont été remisé au placard depuis des années, mais désormais Almond n’a plus peur de se mettre à nu et de se présenter pour ce qu’il est : un bon interprète capable aussi d’ecrire de bonnes chansons pop ( Beauty will redeem the world, son seul titre perso sur cet album ) et d’attendrir par sa sincérité mélancoliue. Outre une voix que nous ne pouvons confondre, et qui nous rappelle de bons souvenirs. L’album s’intitule Stardom Road, mais n’en croyez ni le titre, ni la pochette, Marc Almond n’a plus peur de tourner la page, et s’il nous présente ses vieux démons, c’est parce qu’il sait enfin pouvoir les maitriser. (6,5/10)


Paillettes et mascara pour Marc Almond

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DEVOTIONALL 28/09/2007 22:11

Merci de ces précisions. Toutefois c'est Almond lui même qui parle de "traversée du désert" au micro dela BBC dans les interview, et il suffit de voir les chiffres de vente et de public en live du softcell grande époque et de Marc almond depuis 10 ans pour comprendre que la grande époque est finie.

Irisss 28/09/2007 21:57

Etant fan de Marc Almond, je pense qu'il n'y a pas eu de traversée du désert, comme tu le dis, ses albums solos, très bons, s'étant bien vendus au Royaume Uni, Tenement Symphony notamment. Son admiration pour Aznavour, Brel, et Ennio Morricone, et qu'on retrouve dans beaucoup de ses titres, ne date pas d'aujourd'hui, il à notamment repris l'excellent "Comme ils disent"- "What Makes A Man A Man" lors d'un live en 1992.