THE FOUNTAIN de Daren Aronovsky

Publié le par DEVOTIONALL

Daren Aronovsky est un réalisateur qui n'a pas peur de prendre les chemins de traverse et de pondre des scénari hallucinants. Avec lui, la facilité n'est que très rarement de mise. Nous avions ainsi pu nous régaler avec deux des ses oeuvres, le génial et hérmétique PI et le très juste REQUIEM FOR A DREAM . Doté cette fois de moyens plus conséquents, et décidé à acoucher d'un film susceptible de rallier un plus grand public à sa cause, Aronovsky nous propose donc THE FOUNTAIN, où l'arbre de la vie.

Un conquistador d'il y a plusieurs siècles ( amoureux de la Reine d'Espagne Isabella ) part en terre Maya pour y découvrir l'Arbre de la Vie. Dans le même temps, un scientifique tout ce qu'il y a de plus contemporain, recherche spasmodiquement un moyen de guérir son épouse qui est en phase terminale d'une tumeur au cerveau, inopérable. Et toujours en simultané, un sage du futur ( version Petit Scarabée en pleine méditation ) tente d'atteindre la dimension spatio-temporelle dans laquelle passé et présent, royaume des morts et des vivants, se réunissent.  Ces trois segments narratifs se croisent et s'entrecoupent, dans cette ambitieuse oeuvre sentimentale et métaphysique, alors que  producteurs se succèdent eux, durant la phase de réalisation, chassés par le beau et joyeux bordel induit par ce film.

Comme souvent dans ce type de projet longtemps désiré et soumis à de fortes bourasques et de forts vents contraires, le résultat est interessant potentiellement, mais ausi trop confus et lourdingue. L'histoire en soi n'est pas très simple, il faut l'admettre, mais en plus Aronovsky veut cette fois en faire trop en entrecroisant les fils du récit, pour démontrer sa bravoure et son habileté de réalisateur. Les plans à la Kubrick ( sage du futur ) sont un peu pathétiques, et les aventures du conquistador Maya sont un petit mélo sans grand intêret. On retrouve aussi la touche cabalistique si chère à l'auteur, déjà vue et appréciée dans Pi. Toutefois avec THE FOUNTAIN Aronovsky est bien trop occupé à nous démontrer qu'il est un virtuose pour pour pouvoir se rendre compte que son film est bancal et pêche de cohérence et de conviction. Dommage quand on sait tout le bien qu'on pense de lui. The Fountain, un peu décevant, cela va sans dire. (5,5/10)



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pitbull 20/07/2007 15:30

C'est un film pas mauvais, mais c'et vrai qu'il est très confus, on  du mal à s'y repérer la dedans.