APPARAT Vs CHEMICAL BROTHERS

Publié le par DEVOTIONALL

APPARAT  "Walls"

Pour connaître enfin la reconnaisance, APPARAT a du s'acoquiner avec la prêtresse de l'ectro glacée allemande, Ellen Allien, pour un très bon album au demeurant, "Orchestra of bubbles". Depuis on guettait son retour en solo, pour vérifier que l'essai entamé en duo se prolonge bien par une transformation entre les poteaux. Force est d'admettre que Walls nous a particulièrement rassurés, à tous points de vue. Sascha Ring, le vrai nom d'appareil ( Apparat signifie cela en allemand  ) est désormais mur pour voler de ses propres ailes. On craignait qu'il ne se laisse gagner par une forte mélancolie à la saveur synthétique, comme on en entend de trop ces temps derniers, et le premier morceau du disque,  Not a number, ne dément pas cette impression. Mais ne nous alarmons pas : Apparat transcende sa tristesse et nous sort de vraies parenthéses electro qui fleurent bon les dance floors avisés. Limelight est exemplaire à cet égard : musique rigide, beats militaires mais le tout donne envie de bouger et passe comme une lettre à la Poste (quand elle ne fait pas grève). Walls sera le disque idéal pour les soirées techno en juillet; vive les vacances! (7/10)

CHEMICAL BROTHERS   "We are the night "

En face, du lourd, du très lourd avec les frères chimiques qui sont, dans le domaine de l'electronique, ce que peuvent être Sarko et Fillon pour l'UMP : les parrains qu'on se saurait discuter ou remettre en cause. La recette du duo mancunien est simple : techno flamboyante, ils font du big beat ( non ce n'est pas en rapport avec le monde du X ) une véritable marque de fabrique. Si des tubes dantesques comme Hey Boy Hey Girl ou Block Rocking beats ont marqué leur époque, si des collaborations astucieuses ont jalonné la carrière de ces deux dingues ( Hope Sandoval, Noel Gallagher, ... ) qu'en est-il aujourd'hui de leur formule éculée?

En fait, on tourne un peu en rond. Pour faire bouger, danser, il n'y a rien à dire. Les Chemical sont toujours solidement armés et ils n'ont pas vieilli d'une ride à ce niveau. Par contre, pour ce qui est de sortir de l'ornière, inventer et se renouveller, circulez donc, car il n'y a rien à voir. Prise de rique très minimale, le nouvel album, We are the night, est une copie fidèle de leurs débuts revisités et retravaillés pour plus de modernité, mais finalement une copie. Si on bat du pied dès les premières notes, on l'oublie dès la dernière passée. Furieusement superficiel et si dispensable, la musicale des Chemical est un exutoire idéal, et qui ne laisse presque pas de traces ensuite. Très sympa mais pas très profond. Avec toutefois ce mérite d'avoir su revitaminer leurs productions après deux albums de calibre très moyens. Allez, pour l'estime que je leur porte : (6,5/10)


Les Chemical radotent en vieillissant  ?( Chemical Brothers - We are the night )

Commenter cet article