LA FAILLE : Thriller dans les salles

Publié le par DEVOTIONALL

Bonjour à tous ! Dorénavant, et ce jusque les grandes vacances, vous retrouverez RADIO DEVOTIONALL le samedi. Prenez bien note de ce changement de date, et rendez-vous demain pour une émission très attendue!

                             Le journal des culturés présente :
                       LA FAILLE : UN THRILLER SANS SUSPENS ?

Gregory Hoblit, pour ne pas changer, vient de signer un intelligent petit thriller qui met en scène un des acteurs que l'on aime le plus detester, Anthony Hopkins. Dans le role d'un tueur ( il a quand même buté sa femme, et ce dès les premières minutes du film ) à la gouaille particulière, qui entourloupe et éconduit les enquêteurs par sa seule force de persuasion et de parole, on retrouve une présence sourdement inquiétante à la Silence des agneaux. Soulignons qu'il n'est pas simple de maintenir l'interêt d'un film à suspens quand l'identité de l'assassin est connue de tous après 5 minutes, et pourtant c'est ici globalement le cas.

Hopkins interprète Ted Crawford, un ingénieur en aéronautique particulièrement doué et qui fabrique des jouets intellos de luxe (visualisation de l’esprit tortueux du criminel, d'ailleurs si l'un d'entre vous réussit à comprendre le mécanisme qui consiste à faire rouler des billes en acier, visible dans le film, nous lui offrons une semaine de vacances frais payés à Nice! ) et espionne sa femme, trop occupée à le tromper avec un flic du coin pour partager d’autres plaisirs. Puisque Crawford est retors et très astucieux, il la flingue (Jennifer ne meure pas mais reste plongée dans le coma), se confesse directement auprès d’un des détectives de la brigade criminelle qui, surprise, est en fait ledit amant et se représente lui-même lors du procès. La défense, représentée par le très jazzy Willy Beachum (Ryan Gosling), mâcheur de chewing gum hors pair et jeune loup rampant du barreau, va se heurter à l'esprit tordu du tireur, qui réussit à tirer, de sa cellule, les fils de l'affaire.

Le film, bien que finalement très banal et sans rien d'extraordinaire, se laisse regarder avec plaisir. Hopkins est très bon, et on se piquera volontiers de l'envie de lui envoyer un bon coup de tatane dans l'estomac suivi d'un upercut du droit ( ou du gauche, au choix ). La faille, en fait, c'est cet élément de la personalité ou du système de raisonnement des deux personnages principaux du film : la faiblesse psychologique et la superficialité de l'avocat contre le détail insignifiant qui perd l'accusé. Une histoire de faille que nous vous recommandons si vous êtes friands de ce type de thriller. Pour les autres, il n'y a rien dans cette production qui puisse justifier un nouvel engouement. On a bien aimé, voilà tout. (6,5/10)


Anthony Hopkins dans "La faille" : Mais qu'est-ce donc que ce mécanisme à la noix ?

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