PUNISHER : LES NEGRIERS

Publié le par DEVOTIONALL

Le Punisher est de retour : septième album des aventures de Franck Castle dans la collection MAX de chez Marvel France, ce qui tombe bien car ce label est spécialisé dans la production adulte, c'est à dire comportant des dialogues ou des thématiques à ne pas laisser entre toutes les mains. Le Punisher a toujours été ultra violent, et très anti conformiste, mais à chaque nouvelle sortie, nous avons l'impression de monter d'un ton. Cette fois, le voici aux prises avec un milieu qu'il n'a pas vraiment affronté jusque là, ou tout du moins bien moins souvent que les classiques histoires de drogue ou de mafieux : la prostitution des filles de l'est. Castle tombe sur un réseau qui exploite aux States ces filles albanaises, roumaines, ou de l'ex Yougloslavie, et pour lequel la vie humaine, surtout si référée à tous ce qui peut se mettre sur un trottoir pour tapiner, a bien peu de prix. A l'heure où les politiciens se demandent souvent si il va falloir légiférer plus sévèrement sur ce phénomène, le Punisher a son idée bien arrêtée sur le sujet, et il applique sa propre sentence allégrement, pour le grand plaisir des lecteurs, dans cet album sobrement intitulé LES NEGRIERS.

Encore une fois, suivre la trace du Punisher n'est pas si diificile : il suffit de suivre les cadavres qui jonchent son parcours. La misère humaine inspire particulièrement Garth Ennis qui signe là un nouveau scénario adulte et crédible, où des ex criminels de guerre serbes ont ramené comme trophée de leurs exploits la population féminine des villages qu'ils ont rasé, pour en faire des filles de rue. Le parcours menant à la déchéance est très bien relaté, et cette hsitoire court en parallèle avec les péripéties d'un couple de flics marginaux, et les tentatives d'officiers véreux pour décrédibiliser Castle, en organisant de fausses agressions du Punisher aux forces de l'ordre. La Police américaine n'en sort pas forcément grandie, et ça tire à tout va dans tous les coins, mais toujours à propos. Aux dessins Leandro Fernandez s'en tire avec tous les honneurs, et se cale sans mal dans ces ambiances glauques et urbaines où Frank Castle à le don de s'embourber. Un bon album, donc, dont l'ultra violence et la thématique délicate finira d'éloigner le jeune public de la série : qu'à cela ne tienne, Marvel vient de relancer la série régulière Punisher War Journal, qui devrait, elle, être lisible par tous, ou presque. En attendant la version française, jetez vous sur les negriers! (7/10)

                                           
                                           Punisher volume 7 : Les negriers
                                           Les filles de l'est ont leur sauveur!

Le site du Punisher

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