CASALECCHIO - UN AVION AU LYCEE!

Publié le par DEVOTIONALL

anti_bug_fckDans la série : grands mystères dont nous risquons fort de ne jamais connaître le fin mot de l'histoire. Lisez bien car tout ce qui suit est véridique, mais a été très vite etouffé et plus personne ne s'occupe de cette enquête.

Nous sommes à Casalecchio di Reno, en décembre 1990, un petit village à six kilomètres de Bologne. Dans le ciel, un avion militaire effectue des manoeuvres d'exercice. Le modèle est : Aermacchi MB 326, à l'époque un des fleurons de l'industrie transalpine. Ils ne voleront jamais plus. Le fait est qu'en ce beau matin du 6 décembre, les habitants de Casalecchio ont la surprise de voir l'avion militaire effectuer des virages et des évolutions toujours plus etranges, toujours plus bas, au point que le doute s'installe : le pilote n'aurait il plus le contrôle de son engin? La certitude est vite acquise quand se dernier décide de s'ejecter en urgence. L'avion est devenu fou et ingouvernable. Par malchance, il va finir sa course en plein sur un lycée professionel et technique, le lycée Salvemini, et s'ecrase dans la sale de cours de la 2A.

12 élèves meurent sur le coup, 4 autres sont grièvement blessés tout comme l'enseignant. Mais ça n'est pas fini : l'avion est plein de carburant : il finit par exploser et les flammes enveloppent vite l'ensemble de la structure, qui devient un piège de feu. Bilan final : 12 morts, 72 personnes qui deviendront handicapées à vie, 84 blessés à degrès moindres ( surtout intoxication par la fumée ). Et aujourd'hui, en 2007, nous n'avons toujours pas de coupables pour cette acrobatie ratée!

anti_bug_fckLa dernière decision de justice en date, de 1998, a en effet absous tout le monde : juste un regrettable incident, circulez, il n'ya plus rien à voir. L'armée organise ses manoeuvres en zone habitée, le pilote s'ejecte au lieu de guider l'avion vers un endroit sans risque, les élèves voient un avion rentrer dans leur école sans passer par la porte d'entrée, et au final, tout est normal, pas de condamnation, donc pas d'indemnisation. Ceci pour la petite anecdote, et illuster le fonctionnement de la justice en Italie : un concept inexistant, qui se plie facilement aux grè des interêts financiers, une parodie. Et ne riez pas bien fort ; la France n'est pas non plus en reste, demandez donc aux familles des disparus de Mourmelon, juste pour rester dans le thème militaire. Dura lex, sed lex ?

                                     
                                     Le Justice : une fable pour les enfants ?


Les disparus de Mourmelon : explication

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Tommawack 05/06/2007 23:01

Pourtant ils n'ont pas un Président super pote avec Lagardère et consorts là-bas !