BJARNE RIIS et les dopés de 1996

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Comme vous le savez probablement, le meilleur atout pour remporter un grand tour cycliste, outre une bonne condition physique et un entrainement de titan, c'est aussi et surtout d'avoir une bonne pharmacie. Celle des derniers vainqueurs était particulièrement bien fournie, à n'en pas douter. Flod Landis, le lauréat de 2006, est toujours aux prises avec la justice et nie l'évidence. Lance Armstrong est toujours passé à travers les mailles du filet malgrè des performances paranormales ( il semait même les motos en montagne, pour rappel ). Ulrich s'est fait taper sur les doigts mais continue de feindre. Et voila que le danois Bjarne Riis, portrait robot du sportif chargé aux hormones, passe aux aveux. Vive le vélo, sur Antenne 2!

Le lauréat 96 admet :"J'ai pris des substances prohibées, j'ai pris de l'EPO", a déclaré Riis lors d'une conférence de presse à Lyngby, au Danemark. Je les ai achetées moi-même et je les ai prises seul", a ajoutél'actuel directeur sportif de l'équipe CSC, âgé de 43 ans. "En fin de compte, ce sont les cyclistes eux-mêmes qui doivent assumer leurs responsabilités", a ajouté l'ancien vainqueur du Tour qui a commencé la conférence en lisant d'un ton calme une déclaration. A la question d'un journaliste qui lui demandait s'il pensait être digne d'avoir gagné le Tour, Riis a simplement répondu : "Non, je n'en suis pas digne". La veille, le coureur allemand Erik Zabel, 36 ans, était lui aussi passé aux aveux en reconnaissant s'être dopé à l'EPO dans le Tour 96. Des sportifs très courageux puisque les faits sont depuis peu proscrits : faudra t'il en plus leur descerner une médaille au mérite ?

Simulateur de la production de globules rouges, donc de l'oxygénation du sang, l'EPO permet une plus grande endurance, une meilleure résistance à la chaleur, une récupération plus rapide. "Je veux mettre cette histoire derrière moi, a encore déclaré l'ancien coureur danois, pour être sûr que ce que j'ai fait de bien avec mon équipe ne soit pas terni". "Il y a une tendance dans le monde du cyclisme aujourd'hui de confesser les erreurs du passé", a-t-il ajouté tout en estimant que "cela était dur à comprendre". Pendant ses aveux, Riis, en chemise blanche au col ouvert, a fait son mea culpa sans renier ses prouesses sportives. "Je ne suis pas content de ce que j'ai fait, mais je suis content de ce que je fais aujourd'hui", a-t-il lancé. "Je suis fier de mes résultats en tant que coureur, a-t-il aussi dit. Je me suis battu et j'ai travaillé dur". 

                           
                  Bjarne Riis au Tour de France : On a retrouvé des traces de sang dans son EPO

Cela dit, le plus dur, si on parle du principe que la prescription ne tient pas, c'est d'attribuer un vainqueur à la grande boucle 1996. Derrière Riis qui admet avoir pris de l'EPO cette année là, nous trouvons Ulrich, desormais retraité après une fin de carrière passée entre les pharmacies et les tribunaux. Troisième Richard Virenque, qui obtient le podium en se dopant à l'insu de son plein grè. Quatrième le suisse Dufaux, le plus idiot dans l'affaire car le premier chronologiquement à se faire pincer avec du sang dans de l'Epo, ou le contraire, on ne sait plus. Finalement, c'est à se demander si Gerard Holtz ne montera pas sur le podium, lui qui le rappelait si souvent à l'époque : Vive le vélo sur Antenne 2 !

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Tommawack 31/05/2007 23:09

Tu as mis le doigt sur le problème... Pour un qui avoue, combien qui gardent le silence. Declasser Landis ou Riis, pour mettre qui derrière ?

Suffit de regarder les moyennes horraires des tours pour s'en convaincre.

Pour moi la pire des hypocrisies ce n'est pas que X ou Y se soient fait choper ou aient avoué, mais c'est qu'on veut croire qu'il n'y a qu'eux qui se dopent, alosr qu'il faudrait au moins prendre les 25 premiers de chaque tour dans le meme sac...

Bref on va encore se marrer en juillet !

pitbull 30/05/2007 19:14

RIIS - ULRICH - VIRENQUE - ARMSTRONG   C'est vrai que pour trouver le tour crédible, il faut avoir beaucoup d'imagination. Et encore je n'ai pas parlé de MIGUEL INDURAIN le "mayo yaune".

eddy 30/05/2007 17:34

Nouvelle veritablement qui va faire l'effet d'une bombe, nous avons appris lors d'une conférence de presse cet après-midi qu'Eric Bouttier ne se dopait pas. Incroyable nouvelle ! cela jette encore plus de discredit sur un sport qui n'en avait pas besoin... enfin comprenne qui pourra.