SPIDERMAN 3 : Et en plus il est méchant!

Publié le par DEVOTIONALL

                SPIDERMAN 3 : IL REVIENT, ET EN PLUS IL EST MECHANT!

La deferlante médiatique est impressionante; le retour de spiderman sur le grand ecran pour un troisième volet de ses aventures parmi les gratte-ciels de New York est incontournable. On reprend les mêmes Kirsten Dunst pour Mary-Jane, Tobey Maguire pour Peter Parker, puis le bouffon vert sous les traits cachés d'Harry Osborn. Pour pimenter le tout voici venir deux villains de haut vol, l'homme sable et Venom, deux stars du comics qui vont rendre impossible la vie du tisseur de toile. Rangez le pop corn, la séance commence.

Isabelle Reignier est critique au monde, et elle résume ainsi l'opposition entre Spiderman et son double noir du film ( et de la BD ) Venom : "Défiant du regard le super-héros galbé de rouge et bleu, ce double obscur et séduisant n'est autre que son reflet dans le miroir, sa part d'ombre qui va tenter d'avoir le dessus, et qui va une fois de plus plonger cet attachant personnage dans des affres de doute". Avec une tele analyse cérébrale, voilà la caution intelectuelle du film toute trouvée. Le résultat me semble relativement en décalage avec la réalité de la critique, certes Peter Parker alias Spider-Man est changeant et la part d'ombre qui le compose lui donne un relief tout à fait subtil et annonce bien le changement, qui par ailleurs s'est opéré par le baiser fatal de la blonde enivrante, Gwen Stacy; cela se poursuivra de manière plus accentutée avec l'attirance sans faille pour le costume noir. La puissance et le pouvoir sont là qui tendent vers nous leur attraits, surtout pour un teen-ager complexé et plutôt timide,ce qu'est Peter Parker dans la vie civile. D'ailleurs Maguire est presque irritant avec sa coupe de débile attardé : Tu es Spidey, mon vieux, lâches toi!


D'une part on a l'idylle brinquebalante entre Peter Parker et Mary Jane; le jeune Parker ne   sait trop comment la demander en mariage d'autant plus qu'il n'arrive pas à être auprès d'elle et à la consoler ou simplement à l'épauler tandis qu'elle subit des revers professionnels sévères. De l'autre côté entre Harry Osborn alias le Bouffon-vert et Peter parker, ce n'est pas l'amour des grands soirs, le premier cité croit toujours que le tisseur est responsable de la mort de son père. C'est pourquoi il joue un temps avec les nerfs de Spider-Man en lui subtilisant momentanément sa chère et tendre, et l'oblige presque à se réfugier derrière les traits de son ombre maléfique pour un peu de réconfort. Ah et j'oubliais, pour corser encore le scénario labyrintique,  Flint Marko alias l'Homme sable, qui n'est autre que le meurtrier que Spider-Man a laissé filer, et qui a abattu l'oncle Ben ( pas celui du riz, l'oncle de Peter... ). Les effets spéciaux sont soufflants, l'homme sable est une vraie menace, contrairement à ce qu'on pouvait craindre. Si vous n'avez rien compris c'est normal, c'est presque un film pour initiés, petits ignorants que vous êtes peut être.

 

Spiderman a t'il affronté l'homme Charbon?

Et puis arrive Vernom, l'anti-héros par excellence: le symbiote prend rapidement possession du corps d'Eddie Brock et de son esprit, et sa haine de Peter Parker devient sa seule raison de vivre. il est avide de puissance et parvient à s'allier avec l'homme sable. Leur force de frappe est terrible et leur alliance est sur le point de porter un coup d'arrêt à la carrière de Spidey : on s'étonnera d'ailleurs qu'après une branlée colossale comme celle subie par le tisseur de toile, celui ci soit encore en vie lorsque le Bouffon vert débarque pour lui prêter main forte. Mystère du cinéma, dira t'on... En fait, ce sauvetage est symptomatique du film : très bon divertissement, effets spéciaux presque parfaits, aucun temps mort et de l'humour, mais énormément de liberté avec le comics qui risque d'en irriter plus d'un. Certes c'est indispensable pour une adaptation cinématographique, mais là ce sont des pans entiers de la cosmogonie Spidermaneque qui sont revus et corrigés. Les puristes s'insurgent!

Mais pour ma part, je propose l'absolution : ose jetter la première pierre qui est parfait. Et comme Sam Raimi ne l'est pas, on lui pardonnera bien ces quelques extravagances. Notons juste qu'entre la Mary-Jane et Gwen Stacy, je n'aurais pas eu de peine à choisir cette dernière, si j'étais Parker. Mais come la seule araignée qui m'a mordu recemment est une sale bestiole durant mon sommeil, qui ne m'a laissé qu'une démangeaison au gros orteil et aucun super pouvoir particulier ( mon charme naturel et mes capacités sexuelles sont innés et remontent à mon adolescence ), fermons donc un oeil sur ce choix discutable. Finalement, divertissant, ce spiderman 3. (7/10)

Qu'il est laid ce Venom !

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