LES CENTS PAS : Histoire mafieuse (Blazers 80)

Publié le par DEVOTIONALL

La mafia et la sicile sont deux termes qui vont très bien ensemble. Le cinéma italien s'est bien entendu nourri dans grand nombre de production sur le sujet, souvent inégales mais toujours pertinentes. La mafia prospère suivant une règle immuable, celle de l'omertà, c'est à dire la loi du silence : chacun sait qui et quoi, ainsi que comment, mais personne ne peut ni ne peut parler. A ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet, nous nous arrêtons aujourd'hui briévement sur un dvd qui mérite d'être un peu plus connu; le film de Tullio Giordano, I CENTO PASSI, les cent pas, en français. Une oeuvre édifiante et bien menée, sans temps mort, qui devrait obtenir vos consensus sans trop de mal.

Cinisi, Sicilia. Années 50 à 1978.
Peppino, fils d’un tenant de pizzeria affilié à la mafia (pas un collaborateur actif mais un monsieur qui cotise et fait obédience au parrain local), grandi au sein du Milieu local. L’oncle de Peppino qui, lui, est un parrain, part éparpillé en petits morceaux lorsqu’il tourne la clef de contact d’une voiture piégée. Boum !
Lorsqu’il atteint l’âge de raison, le jeune homme va entreprendre une lutte acharnée contre la mafia et les compromissions du pouvoir local et ce, contre son père, qui se trouve du coup dans une situation délicate. Dans un premier temps avec l’aide du parti communiste, puis de façon plus individuelle ensuite, Peppino va publier des articles injurieux contre la mafia, puis émettre via la radio des programmes satiriques et engagés fustigeant dans le même lot, le maire, les autorités et l’Eglise. Un moment rejoint par une communauté hippies, il continuera seul son chemin politique à l’époque où sévissent les brigades rouges. Son père essaiera bien de l’envoyer chez le cousin américain, mais non, sa place est là, à Cinisi. Son combat est là. Sa mort aussi. Le film a donc le mérite, outre d'affronter le problème épineux des rapports qu'ont les siciliens avec la mafia, de  nous remetre en mémoire ce que pouvait être les Brigades Rouges et la chappe de plomb qui sévissait sur l'Italie des années 70, où la frontière entre mouvement révolutionnaire - comuniste et vulgaire terorisme était devenue bien bien mince.

La mort du père d'Impastato aussi. On le sait vite dans le film et ça ne gache rien de le savoir avant de l’avoir vu ( le film est basé sur des faits réels ). Si l’on connaît un peu la mafia que ce soit dans les films ou pour l’avoir étudié plus en détail, l’issue d’une telle entreprise ne fait pas de mystère. On sait ce qui est arrivé aux juges qui se sont attaqués à Cosa Nostra, à la Camorra, ou à la mafia délocalisée. Toutefois Peppino, dans son combat n’est pas tout à fait seul. Sa mère le soutient. Son frère, même s’il disjoncte lorsqu’il se sait mis en danger par la contestation de son frère, le soutient aussi. Son père finalement. Au départ hostile, il finit par retrouver l’instinct de protection de sa progéniture. La famille avant l’autre famille. Une version un peu larmoyante des faits, diront certains, mais qui ne gâchent en rien l'exécution finale du jeune rebelle, dans le plus pur style mafieux. Attention aux passages à niveaux, passée une certaine heure en Sicile; gardez le pied sur l'accélérateur!

I cento passi, cents pas qui séparent la maison familiale de celle du parrain. Une évidence. Un constat. Le film parle, comme dans d'autres productions italiennes de ces dernières années, de contestation contre une réalité, une contingence qui contraint les individus à la stagnation. Un pouvoir qui s’exerce de façon directe ou indirecte contre les individus et les communautés les plus vulnérables. C’est un combat de David contre L’Hydre de l’Herne, presque suicidaire, qui demande plus que du courage et de la conviction. Des tripes. Chaque tête coupée, deux autre respoussent. Et pourtant, seul la volonté féroce de ne pas flêchir peut aboutir à un changement de situation, autrement la mafia prospère et étouffe toute vie locale. Vous verrez aussi dans ce film que Impastato a lancé sa propre radio, Radio Aut, pour diffuser ses messages progressistes, et sa lutte contre la malavita locale : une radio qu'il définit comme un mix de culture et de musique! Que ce soit une tentative de déjà vouloir émuler notre grande Radio Devotionall qui chaque vendredi lance sa croisade contre l'ignorance? Il y a fort à parier! (7/10)

I CENTO PASSI ( Les cents pas )

De Mario Tullio Giordano (2000)

Il n'y avait plus grand chose en jeu cette nuit dans la rencontre que les Blazers ont remporté face à Seattle ; juste un peu d'orgueil et la volonté de ne pas quitter ce championnat sans gagner au moins encore un match. Jack et Outlaw se sont chargé de hisser les blazers à la 32° victoire grâce à un dernier quart temps convainquant. En face, Rashard Lewis, qui sera free agent dans un mois, a indiqué que retrouver Mac Millan aux Blazers serait une option qui lui plairait beaucoup. Roy pourrait bien partir en vacances dès ce matin, et ne pas jouer les deux matchs qui manquent d'ici à la fin de saison. Et oui, encore deux matchs!

Le réveil de Travis Outlaw!

PORTLAND - SEATTLE   108 - 102

PTS : LEWIS.R (Sea)   29

RBS : MAGLOIRE   15

ASS : WILKS (Sea)   11

Bilan : 32V   48D

Publié dans Blazers

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