Ces temps derniers, nous ne cessons de parler du super héros en
armure de fer, IRON MAN. Entre les différents albums spéciaux qui lui sont consacré et le film sur les écrans, il y a de la matière au feu ! C’est de ce dernier que je vous
entretiendrais donc, car pour ce qui est du comics, il vous suffira de faire un bref retour sur les articles de la semaine passée. Dans le rôle de Tony Starck, inventeur génial mais alcoolo et
tombeur de femme sur les bords, Robert Downey Jr, très ressemblant et à son aise, même si on regrettera que le film n’aborde pas les problèmes du justicier avec la bouteille. Par contre,
profusion d’effets spéciaux en tous genres, avec des cènes très réussies, et certaines qui sont de purs fantasmes pour geek épris de technologie, notamment quand Starck endosse son armure les
premières fois. Le film suit la dernière version des origines d’Iron Man, telles qu’elles ont été revisitées durant la saga « Extremis ». Exit les vilains asiatiques communistes
d’autrefois, place aux méchants afghans qui sont à la base des déboires et de la résurrection du multimilliardaire. Ben Laden n’a qu’à bien se tenir, où qu’il se cache. Et après, ce sera le tour
des coréens ou des chinois ? A moins que les contrats à moult zéros de Tony ne le laisse pieds et poings liés en ce sens…
Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy
milliardaire est kidnappé en Afghanistan. Forcé par ses ravisseurs à fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure hi-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper.
Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents. Mais quand on est à la tête de la plus puissante
multinationale mondiale et fournisseuse d'armes par excellence, il peut vite devenir difficile, voire gênant, de tourner le dos à un marché fort juteux au profit d'un "monde meilleur" et
utopique. Iron Man va vivre un bien rude dilemme!
Sincèrement, le film est bon. Une bonne adaptation d’un bon comics, sans grande prétention intellectuelle, un gros divertissement blockbuster bien mené et rythmé avec des effets spéciaux de
premier ordre. Downey Jr est un Starck plus que crédible, avec la classe et la nonchalance propre au personnage de papier que nous connaissons. James Rhodes apparaît bien comme le militaire et
meilleur ami réduit au rang de gentil larbin sympathique, à qui faire les confidences quand elles servent, et qui sait maintenir les distances. Gwyneth Palthrow en Pepper Potts, la secrétaire de
Starck, cela fonctionne, même si son rôle est clairement secondaire, et qu’elle n’est présente ici que pour rendre un peu d’humanité et de piment sentimental à un personnage qui devient vite tout
puissant, entre sa fortune, son armure et son génie. Les scènes d’action sont efficaces, et le peuple américain en aura pour son argent, avec ces exutoires où les méchants afghans se prennent une
sévère déculottée par un super héros républicain armé jusqu’aux dents, qui de retour sur le sol américain après une détention de trois mois, qui a failli lui coûter la vie, réclame… un cheese
burger ! Le méchant dans le film, c’est Jeff Bridges, en industriel retors, c'est-à-dire chauve et barbu, la tête de l’emploi. Il interprète Obadiah Stane, le rival de Starck au sein même de
sa compagnie, qui traite en douce des contrats d’armements avec les mêmes rebelles que le gouvernement US pourchasse. Sur fond de fable morale ( les armes c’est caca, mais bon ça rapporte gros et
c’est assez joli, finalement, un monde entier voué à la cause américaine ) et de conflit des civilisations ( Les musulmans intégristes, Iron Man ne se trompe pas de cible, pour réussir son début
de carrière ), une agréable production qui nous réconcilie avec les adaptations au cinéma du Marvel Comics Group, après l’innommable Ghost rider de l’an passé. A voir, assurément.
(7/10)

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