Mardi 12 août 2008

J’aime quand les différences entre la femme et l’homme sont marquées. Au chiotte le féminisme et la parité des sexes à l’extrême. La femme ne sera jamais un homme qui ne sera jamais lui-même une femme. En ces temps androgynes où chacun semble s’interroger sur sa sexualité et où il est presque de bon ton d’afficher sa différence, je réclame haut et fort mon droit à être un hétéro qui privilégie une vraie femme, et pas un camionneur manqué ni une working girl intraitable. Une femme qui habille sa féminité et qui en joue, qui sache comment se gère un foyer, dans les grandes lignes, sans être une esclave ( encore que…). Idem au niveau du langage : pas de grossièretés gratuites ni de langage de charretier. Et là j’en viens à ce truc répugnant pour mes préférences, cette caricature de ce que la femme ne doit pas être, cette pseudo artiste dénuée de la moindre once de talent qui prospère sur la bêtise de quartiers prêts à s’enflammer à la moindre goutte de combustible, sans voir que passées les flammes, rien ne peut pousser sous et sur les cendres et le béton. DIAMS, le seul fait que tu puisses vendre un album aujourd’hui me conforte dans l’idée que nous vivons des temps obscurs. Dans son cas, ce sont les anglais qui ont le mot juste, pour en parler. Pas de « she », n’exagèrons pas, ni de « he », mais un bon vieux « It », neutre et informe, pour cette créature hybride qui a pris de tout ce que notre société a de plus corrompue, pour un patchwork qui me fait frémir. Yo (wo)man !

Ah, regardez quand même cette vidéo. De la finesse à l’état pur.

 


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Lundi 11 août 2008

Du nouveau du coté de la musique que j’aime avec la sortie du dernier disque de PRIMAL SCREAM : Le nouveau Primal Scream n’a pas la force et la portée que purent avoir deux albums magnifiques comme « Vanishing point » ou encore «  Xtrmntr » mais il est toutefois plus sympathique que le récent « Riot city blues », un retour aux sources roots et rock mi figue mi raisin. Avec ce « Beautiful future », le groupe de Bobby Gillespie renoue avec ses expérimentations electro, cette contamination entre synthés et rock sans fioritures. Les premiers titres sont enlevés et plein d’énergie, mais c’est sur « I love to hurt» que nous retrouvons les Primal Scream comme nous les aimons, quelque part entre entre le « Some velvet morning » et les titres de Xtrmntr, justement. Zombie man me fait lui beaucoup penser à un vieil album, « Give it but don’t give up », avec sa batterie, ses chœurs, et son coté blues festif ; mais ça tourne un peu à vide, avouons le. « The glory of love » est une bizarre tentative de pondre un single racoleur, avec une intro japonisante qui fera penser d’entrée aux Cure : on aime ou pas, affaire de goût. Coté prise de risque, nous trouvons un instru de six minutes jouant sur la même rythmique, sans variation, répété encore et encore dans un crescendo progressif : ça s’appelle « Timebomb », et c’est plutôt culotté. « Necro hex blues » est lui un classique au niveau de la structure, du rock enervé joué dans l’urgence à la manière de « Accelerator », dont il semble un petit cousin très ressemblant. Nous avons là donc une bonne nouvelle : celle de retrouver les Primal Scream en forme et clinquant après finalement très peu d’attente, mais sans pour autant pouvoir prétendre à l’excellence de leurs meilleurs albums. On se dira qu’on se peut pas accoucher de chef d’œuvres à chaque fois, et que ce « Beautiful future » est ma foi suffisamment pêchu pour mériter votre attention. (7/10)

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Dimanche 10 août 2008

Mulder et Scully sont de retour, mais une décennie est passée. L’agent Scully, après une carrière flirtant dangereusement avec l’oubli, accuse le poids des ans sur un visage plus émacié et une silhouette amaigrie ; on préférait avant ! L’agent Mulder, passé de bide en projet insignifiant, a été sauvé par la grâce d’une série trash mais sans profondeur, Californication. Comme quoi, baiser et proférer des insanités, ça marche toujours très bien, à la tv. Il est de retour pour le Fbi, toujours aussi préoccupé de retrouver sa sœur enlevée par des aliens, et prompt à s’enflammer pour la première théorie farfelue. Voilà pour le cast, on prend les mêmes et on repart, ce qui n’est pas pour déplaire aux nostalgiques de mon genre. Le hic, c’est que les moins de vingt ans n’ont aucune idée de qui sont nos deux agents préférés !

Quand plusieurs femmes disparaissent dans les terres hivernales de la Virginie rurale, les seuls indices de leur disparition sont de grotesques restes humains, retrouvés dans la neige jouxtant les routes. La police, désespérant de trouver une piste, a recours à un prêtre pédophile dont les visions vont mener à une mystérieuse expérience médicale qui serait, ou non, reliée aux enlèvements. Une affaire pour les X-Files, le bureau des affaires non classées, ladit bureau qui a été fermé par le FBI il y a de cela plusieurs années. Les agents Mulder et Scully, ne désirant pas revenir à cette époque compliquée de leur vie, vont devoir néanmoins endosser à nouveau leurs imper' car eux seuls peuvent résoudre ces horribles crimes...

Pas d’aliens, pas de complot extra terrestre dans ce second opus. Pas de ce qui a fait le succès de la série préférée de Jean Claude Bourret. Que nenni, il reste cependant une bonne intrigue policière, pas mal de suspens, et une dose se surnaturel avec des corps découpés qui restent cependant en vie, et une galerie de personnages secondaires qui fait froid dans le dos. Chris Carter a encore de beaux restes et des idées à exploiter pour le cinéma, ce qui fait de ce film un agréable moment à passer, même si le verbiage et les explications pseudo scientifiques qui émaillent l’enquête de Mulder et Scully prêtent parfois à rire. Plus sobre et moins clinquant, cette suite ne sera pas le film de l’été, mais se privera t’on pour autant du plaisir de retrouver les deux agents du Fbi de nos années fac ? Allez, un sympathique 6,5/10

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Samedi 9 août 2008



Je n'ai jamais été très friand du travail proposé par "Groland". Souvent très vulgaire, pas assez subtil, avec en plus de ma part une réaction épidermique à la seule vue du présentateur "Moustik". Je l'admet, ça ne fait pas très cool, voire réac d'admettre cela, mais je suis honnête. De même, quand j'y trouve quelque chose de vraiment bien fichu ou de très amusant, je suis le premier à applaudir des deux mains. J'ai trouvé cette vidéo sur le web, que je cherchais depuis quelques temps déjà : une parodie au vitriol, mais si vrai, du présidentissime Sarkozy et de son épouse ultra bright. C'est décapant et très bien vu, et dès la première fois où je l'ai regardé, je me suis marré comme une baleine qui inhale du gaz hilarant. Il est fort probable que la contagion vous gagne, lancez le lecteur vidéo!

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Vendredi 8 août 2008

Rien que le costume trahit les idéaux de Superman. Tout du moins ceux de ses créateurs. Il en de même pour ses premiers ennemis historiques, pour sa genèse qui le voit grandir dans une typique famille de fermiers du middle west, deux êtres sans enfants qui vont inculquer au petit alien fraîchement débarqué les valeurs principales de l’américanisme bon teint. Pourtant ce n’est que le hasard qui a poussé la navette de Superman à venir s’échouer sur le sol des Etats-Unis. Il pouvait fortement en être autrement, et c’est la face du monde qui en serait changée. C’est ce que l’écossais Mark Millar nous fait savoir, avec brio, dans le récit SUPERMAN :RED SON. Cette fois, le kryptonien grandit sur le sol soviétique, et ses valeurs le poussent à embrasser la doctrine communiste et à devenir un des fidèles de Staline, tout en conservant la part bonne de son âme, qui fait de lui un héros au service du, des peuples. Lex Luthor, dans le camp adverse, n’aura de cesse de terrasser ce nouveau Dieu pour qui rien n’est impossible, et qui étend le pacte de Varsovie aux 9/10° de notre planète. Intelligent et bien construit, ce Red Son revisite la légende de l’homme d’acier, vue de l’autre coté du rideau de fer. Le seul vrai bémol est à placer pour l’aspect graphique, confié à deux artistes sans grand talent qui bâclent pas mal de planches (Dave Johnson et Kilian Plunkett ). Le final est un peu tiré par les cheveux, mais réussit toutefois, dans les ultimes instants, à rappeler que le temps et l’espace sont liés, tout comme cet album nous affirme que l’héroïsme est un état de fait qui transcende les idéologies, tout comme l’amour de l’humanité. 7/10


Publié en VF par Panini Comcs

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