La France serait un pays civilisé, où il ferait bon vivre. C’est ce qu’on raconte, très (trop ?) souvent. Je ne suis pas imbécile
au point de ne pas me rendre compte des avantages que consentent la nationalité et la résidence françaises. C’est évident, pour tout le monde. Mais parfois, pour pouvoir comprendre l’état de
délitement ( ça veut dire que ça va très mal, pour les incultes ) d’un pays, un bond en arrière n’est pas une si mauvaise idée. Projetons nous donc une vingtaine d’année en arrière, au cœur des
années 80, quand les Depeche Mode chantaient « Shake the disease » et Axel Bauer voguait sur son « Cargo de nuit ». A l’époque, il n’existait pas de RMI pour acheter la paix
sociale et permettre aux plus démunis de survivre avec 420 euros par mois dans des logements insalubres financés par la Caf. Toujours à cette époque, Coluche n’avait pas encore ( et les premières
années furent loin d’être aussi glorieuses que de nos jours ) lancé les Restos du Cœur, qui permettent depuis à des millions d’estomac de se remplir chaque hiver. Imaginez donc, l’espace d’un
instant, une France où l’hiver prochain, allez disons juste pour un trimestre, le Rmi n’est plus versé et les Restos du Cœur restent clos. Imaginez juste un instant ceci, et vous comprendrez que
la France serait à feu et à sang, dès la fin du premier mois. Et pourtant, il y a donc une grosse vingtaine d’année ( nous ne parlons pas de la Préhistoire… c’est encore très récent, finalement )
les français survivaient sans ces artifices, et Mitterrand nous promettaient des jours meilleurs, avec un peu de patience. Aujourd’hui la misère est omniprésente, mais savamment dissimulées
derrière des artifices fiscaux et sociaux, qui permettent aux gouvernement successifs d’éviter un embrasement général, partout dans le pays. Vivement le litre d’essence à trois euros et la
baguette à deux. Mais qu’attendent donc les français ?

Merci qui?
Ou comment acheter la paix sociale.
0
La collection DC Anthologie, de Panini Comics, propose de revivre des moments clé de
l’histoire éditoriale du concurrent de la Marvel, sous forme d’album de prestige, mais au prix assez élevé ( 21 euros pour 152 pages quand même…). Si le précédent volume ( Cosmic Odissey ) était
d’une qualité peu discutable, le choix de s’orienter cette fois vers la saga « Legends », réalisée par John Ostrander, est tout sauf évident. Tout d’abord car elle a déjà été proposée
il y a quelques années par Semic, dans la collection Semic Books, et pour un prix nettement inférieur. Ensuite car l’intérêt même de l’histoire n’est pas à proprement parler exceptionnel.
G.Gordon Godfrey est un psychologue qui lutte pour une cause noble : convaincre l’opinion publique que la montée en puissance des êtres au supers pouvoirs est une engeance pour l’humanité.
Voilà donc que les simples mortels se soulèvent contre ceux qui les ont toujours défendus, au péril de leurs vies. Derrière ce soulèvement, l’ignoble Darkseid, qui a encore échafaudé un plan
diabolique. Aux dessins, John Byrne ne se discute pas, dans son style classique, sans grosses fioritures, mais toujours limpide et facilement identifiable. Par contre, cet événement DC avait été
suivi de nombreux « Tie-in », c'est-à-dire de prolongement et approfondissement du récit, dans de nombreuses séries régulières, et elles ne sont pas présentes, bien entendu, en
seulement 152 pages. Ce qui fait que le récit semble parfois trop expéditif, sommaire, et pas assez fouillé. L’affrontement entre simples humains et êtres aux super pouvoirs souffre d’une vision
un peu manichéenne et d’un manque de subtilité. L’ensemble reste quand même un bon divertissement que je recommanderais sans arrière pensée, si le prix était plus raisonnable, pour une saga, qui
je le répète, n’a rien d’inédit en VF. Si la mission de Panini Comics est de faire mieux connaître l’univers DC ( qui le mérite tant ! ) en France, un tel choix commercial a quand même de
quoi préoccuper pour l’avenir… ( 7/10 pour l’histoire, mais 5/10 pour cette édition ! )

Je vous recommande cette édition, Semic Book.
Moins cher, et finalement très bonne.
0
Les débuts du groupe ULTRAVOX sont placés sous le signe de la crédibilité, je vous assure.
Pour le premier album de 1976 ( Ultravox le bien niommé ) on retrouve même Brian Eno et Steve Lillywhite à la production, pour un disuqe essentiellement basé sur la voix « so romantic »
de John Foxx. Mais c’est après le départ de celui-ci, remplacé par Midge Ure, que le concept Ultravox devient plus intéressant pour nous. L’album numero 5 ( déjà ) en 1980 s’appelle
« Vienna » et il comprend un morceau éponyme qui plonge l’auditeur dans la mélancolie froide et electro la plus totale. Mais c’est dans l’album suivant, et son second single,
qu’Ultravox fait encore plus fort : « Dancing with tears in my eyes », Danser avec des larmes dans les yeux. Un véritable triomphe pour ce qui est encore à ce jour un des hymnes de
la période new-wave. La vidéo qui accompagne le titre est éloquente. on voit un type qui rentre chez lui, au milieu d'un gigantesque chaos urbain, parce que
la déflagration atomique (enfin, on imagine que c'est ça) est annoncée pour arriver dans la soirée. Finalement il parvient à rentrer au foyer, retrouve sa femme, et tous deux se mettent au lit
puis tirent le drap sur eux. Fondu au blanc. Fin du monde. Et c’est là que l’auditeur sèche ses larmes et se dit : Bon sang que c’est bien fichu, Ultravox est le groupe romantique ultime,
alors ? Peut être bien que oui, tant certains de leurs titres ont marqué leur époque. En tous les cas, la meilleure chanson évoquant la tant redoutée catastrophe nucléaire mondiale, qui
rappelons le accompagna la vie de tout un chacun durant ces fameuses années…

Et le clip, bien entendu!
0
Vous vous rappelez peut être ? 1999,
UNDERWORLD revient en grande forme pour ce qui est à ce jour son meilleur album : Beaucoup Fish ! Derrière ce titre absurde se cache un très bon album
qui comprend quelques uns des meilleurs morceaux jamais produits par le groupe, dont le single « King of snake », petite bombe electro qui fait vibrer les basses et le titre déjà
présent sur la BO de Batman and Robin, « Moaner », ici allongé sur presque dix minutes et qui finit dans un climat paroxystique au bord du déluge sonore. On trouve aussi le très bon
« Bruce Lee », qui a des petits relents de Depeche Mode, avec une rythmique empruntée à « It’s no good ». « Push upstairs », et son pendant mois pêchu, « Push
downstairs » jouent la carte du mid-tempo, moins véloces mais tout aussi efficaces. Emerson, Hyde et Smith, le trio déjà auteur de l’hymne universel « Born Slippy », venait ainsi
de crée une sorte de compilation idéale pour les amoureux de la rave / dance de qualité, un disque pas si simple d’accès et qui déborde d’énérgie du premier au dernier son. La techno pop
d’Underworld poussée dans ses ultimes retranchements, avant malheureusement une rapide descente dans les enfers de l’anecdotique, puisque le groupe n’a jamais su offrir un travail à la hauteur de
cette première partie de carrière, dignement close avec ce bien bon Beaucoup Fish ! (7,5/10)
KING OF SNAKE : Un des titres phares de Beaucoup Fish!
0
Après Disco, le film d’Onteniente déjà descendu en flèche sur ce site, voici un
autre film qui puise l’essentiel de sa comicité dans les années 70. il s’agit de SEMI PRO, nouvelle comédie déjantée en provenance des States. Humour subtil s’abstenir, il s’agit
ici de grosses ficelles pour public peu regardant.
En 1970, Jackie Moon signa un tube de la pop, qui lui permit
d’accomplir son rêve : acheter une équipe de basket, dont il devient aussi joueur et coach. 1976. Les Flint Tropics végètent dans les limbes de l’ABA, ligue concurrente de la NBA. Pire, une
fusion va bientôt avoir lieu : seulement quatre équipes de l’ABA pourront rejoindre la prestigieuse NBA. Furieux, désemparé, Jackie obtient de la Ligue que ce soient les quatre meilleures équipes
de la saison qui soient choisies. Espérant sauver la sienne, il engage l’ancien pro de la NBA Monix. Celui-ci entre rapidement en conflit avec la star des Tropics, le talentueux Clarence
Downtown. Les résultats de l’équipe sont toujours aussi mauvais, mais Jackie a plus d’un tour dans son sac pour prouver que les Tropics sont dignes de survivre...
La qualité du film, c’est d’être tout de même capable de
développer une histoire, derrière l’apparente facilité que constitue la comédie ricaine, c'est-à-dire pas toujours digeste et rarement light. Ici les thèmes abordés n’ont rien de très
original ; il s’agit avant tout de poursuivre et d’atteindre son rêve, aussi loufoque soit-il. Il s’agit de la grande valeur de l’amitié, cette franche camaraderie entre hommes dans les
vestiaires, entre deux effluves de sueur aux relents salés. Les amateurs de basket vont être ravis car le film leur adresse toute une série de clin d’œil, que le spectateur allergique aux
commentaires de George Eddie ( ce soir sur Canal Plous… ) ne relèvera pas même. Après reste le comique en soi : et il faut dire que les amateurs de phrases truculentes et d’effets savamment
recherchés en seront pour leurs frais. Ce film est une grosse gaudriole, comme le prouve la présence de Will Ferrell qui est toujours dans les bonc coups quand il s’agit de faire le pitre bien
gras. La bande son qui s’égraine le long de ce Semi-Pro est un autre point positif, pour ceux qui sont bien sur tentés par le coté soul/disco. Un film qu’il faut aller voir uniquement dans le but
de se détendre et sans aucune prétention analytique de quelque sorte que ce soit. Efficace dans son genre, et c’est tout ce qu’on lui demandait, non ?
(6,5/10)

Semi-Pro : En pleine période de play off NBA, bon timing!
0
Commentaires Récents